Varsovie "ne sera pas un obstacle" à la ratification du traité

PARIS (Reuters) - Le président Lech Kaczynski a déclaré à Nicolas Sarkozy que la Pologne ne serait pas un obstacle à la ratification du traité de Lisbonne, fait savoir l'Elysée dans un communiqué.
Les deux dirigeants ont eu un entretien téléphonique dans la matinée qui a "essentiellement" porté sur le traité institutionnel européen, précise le texte.
"Le président polonais a affirmé que la Pologne ne serait pas un obstacle dans la ratification du traité", souligne le communiqué.
Le chef de l'Etat polonais, conservateur et eurosceptique, avait déclaré en début de semaine que le rejet du texte par les électeurs irlandais lors d'un référendum le 13 juin rendait "inutile" sa ratification. Il s'était par la suite engagé à ratifier le document si l'Irlande le ratifiait également.
Le traité de Lisbonne, censé adapter les institutions de l'UE à l'intégration des pays d'Europe centrale et orientale depuis 2004, doit normalement entrer en vigueur l'an prochain mais doit être ratifié par les 27 Etats de l'Union.
Le parlement polonais a ratifié le traité en avril dernier mais cette ratification ne peut être entérinée sans la signature du président.
"Nous avons décidé à l'unanimité, y compris la Pologne, que le processus de ratification devait être mené à son terme donc il est faux de dire que le traité de Lisbonne est mort", a déclaré à la presse à Bruxelles le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso.
"J'espère que les autorités polonaises seront cohérentes avec leur propre position", a-t-il ajouté.
Laure Bretton avec William Schomberg à Bruxelles, version française Gwénaëlle Barzic










