24 réactionsUne "crise sociale" se profile, selon François Chérèque
PARIS (Reuters) - François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a défendu mardi le principe de la journée de mobilisation internationale pour un travail décent, d'autant plus nécessaire à ses yeux qu'une "crise sociale" se profile derrière la tourmente financière.
"Ce n'est pas une journée de grève. On n'est pas dans une démarche de blocage de l'économie parce que ce ne serait pas le moment", a-t-il fait valoir sur Canal +.
Six syndicats français sur huit appellent à manifester mardi dans le cadre de cette journée internationale.
"Dans cette crise, il y a une crise sociale qui arrive, qui a commencé. Quarante mille chômeurs au mois d'août en plus, ça veut dire qu'il commence à y avoir des conséquences sociales en France et ailleurs", a souligné le dirigeant syndical.
"Le mouvement syndical international a décidé d'exprimer cette crainte sociale."
François Chérèque a salué les efforts de Nicolas Sarkozy en vue de parvenir à une réponse européenne coordonnée - "on est en panne d'Europe dans cette crise" - mais s'en est pris à sa politique économique depuis son arrivée à l'Elysée.
Certaines mesures prises par la droite "nous pénalisent aujourd'hui", comme la défiscalisation des heures supplémentaires, a-t-il expliqué.
"On a actuellement un emploi intérimaire remplacé par les heures supplémentaires", contrairement à ce que disait Nicolas Sarkozy "sur les heures supplémentaires qui devaient relancer la consommation", a-t-il ajouté.
"Qu'on fasse l'unité face à un problème de crise, j'y suis favorable mais il faut que tout le monde fasse des efforts", à la veille d'un débat sur la situation économique et financière à l'Assemblée, a insisté François Chérèque. Le gouvernement ne peut pas continuer à "pénaliser les plus modestes" et maintenir le bouclier fiscal, par exemple.
Laure Bretton, édité par Guy Kerivel









