Trois hommes mis en examen pour trafic d'armes dans le Gard
MARSEILLE (Reuters) - Trois hommes ont été mis en examen mardi pour leur participation présumée à un trafic d'armes de guerre démantelé par le Groupement d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) vendredi à Langlade, au sud-ouest de Nîmes (Gard).
Le procureur de Marseille, Jacques Dallest, a précisé lors d'un point presse que les armes n'étaient pas destinées au terrorisme, mais plus vraisemblablement au grand banditisme.
Au total, 86 armes ont été saisies, dont 25 de guerre, ainsi que 20.000 cartouches.
Les trois hommes ont notamment été mis en examen pour "acquisition, cession, détention, importation et fabrication d'armes" et pour "association de malfaiteurs" par les juges Serge Tournaire et Dominique Voglimacci.
Un mandat de dépôt a été requis à leur encontre.
Le principal suspect est un ancien pilote de ligne et ex-détective privé de 35 ans, habitant Langlade, qui a déjà été arrêté en 2004 dans le cadre d'un trafic d'armes après la découverte d'un stock de 3,5 kilogrammes d'explosifs à son domicile.
Selon le magistrat, les deux autres suspects âgés de 26 et 32 ans "lui servaient de rabatteurs auprès d'acheteurs qui n'ont pas été identifiés".
Une quatrième personne, une femme interpellée vendredi par le GIGN, a été remise en liberté sans qu'aucune poursuite ne soit engagée à son encontre.
Jean-François Rosnoblet, édité par Elizabeth Pineau









