5 réactionsRejet accidentel d'uranium dans un site nucléaire de la Drôme

MARSEILLE (Reuters) - Des mesures de précaution concernant la consommation d'eau potable ont été prises dans trois communes du Vaucluse à la suite du rejet accidentel d'uranium sur le site nucléaire du Tricastin (Drôme), apprend-on auprès des préfectures du Vaucluse et de la Drôme et de l'Agence de sûreté nucléaire.
Mardi vers 6h30, un rejet accidentel d'effluents uranifères de 30 m3 s'est produit lors du nettoyage d'une cuve de l'usine Socatri, sur le site nucléaire de Tricastin.
"Ces effluents, qui contenaient 12 grammes d'uranium par litre, se sont écoulés pour partie jusqu'aux rivières La Gaffière et L'Auzon", ont précisé les préfectures dans un communiqué commun.
Une partie de la solution uranifère s'est déversée sur le sol à l'intérieur de l'établissement, et une autre partie dans les deux cours d'eau via le réseau des eaux fluviales, a précisé à Reuters par téléphone Evangelia Petit, responsable du service de presse de l'Agence de sûreté nucléaire.
Elle a indiqué qu'il ne s'agissait pas d'un incident nucléaire mais d'un "incident environnement".
Par mesure de précaution , la consommation d'eau potable issue de captage privé a été interdite sur les communes de Bollène, Lapalud et Lamotte-du-Rhône.
La préfecture a également interdit la pêche et la consommation de poissons sur plusieurs cours d'eau du Vaucluse, ainsi que la baignade et les activités nautiques.
Dans un communiqué, la société Socatri précise qu'une "décontamination des sols et des canalisations a été engagée".
"Les résultats des analyses des prélèvements d'eau obtenus ont montré que l'impact sur l'environnement et notamment au niveau du cours d'eau La Gaffière qui traverse le site était limité et décroissant", précise le communiqué.
Jean-François Rosnoblet avec Gwénaëlle Barzic à Paris, édité par Pascal Liétout









