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Reuters13/10/2008 à 22h02 - Soyez le premier à réagir à cet article !

Quatre gardes à vue après la fraude électorale à Perpignan

QUATRE PERSONNES EN GARDE À VUE APRÈS LA "FRAUDE À LA CHAUSSETTE" À PERPIGNAN

TOULOUSE (Reuters) - Quatre personnes ont été placées en garde à vue à Perpignan dans le cadre de l'enquête sur la "fraude à la chaussette" qui avait provoqué l'annulation des élections municipales de cette ville en mars, apprend-on de source policière.

Ces quatre personnes, dont l'identité n'a pas été révélée, officiaient le 16 mars dans le bureau d'élections numéro 4 de Perpignan, où avait été constatée une fraude électorale en flagrant délit.

Une cinquième personne, interpellée lundi dans le cadre de cette affaire puis placée en garde à vue, a été libérée peu après 19h00 locales, a dit un enquêteur de la police judiciaire à Reuters.

L'auteur présumé de cette fraude électorale, le président du bureau de vote Georges Garcia, ne ferait pas partie de ces personnes, selon cette source.

Le 16 mars, au cours du second tour des élections municipales remportées par le maire sortant UMP Jean-Paul Alduy, Garcia avait été surpris en train de bourrer une urne avec des bulletins en faveur du candidat de la majorité présidentielle, qu'il avait dissimulés dans ses chaussettes.

Au lendemain de ce scrutin, Garcia avait été placé en garde à vue puis libéré après avoir été mis en examen pour fraude électorale.

Plusieurs opposants au maire réélu avaient manifesté à plusieurs reprises devant la mairie en brandissant des chaussettes à l'issue de ce vote remporté avec seulement 574 voix d'avance par le candidat sortant.

La principale opposante à Jean-Paul Alduy, Jacqueline Amiel-Donat, tête de liste PS, avait de son côté déposé un recours en invalidation de ce scrutin devant le tribunal administratif de Montpellier.

Mardi dernier, ce tribunal avait abondé dans le sens de l'élue socialiste en invalidant cette élection municipale sur la base d'une "fraude avérée" et ordonné l'organisation d'un nouveau scrutin sous contrôle d'un magistrat de Perpignan.

Le maire sortant, Jean-Paul Alduy, avait aussitôt annoncé son intention d'interjeter appel devant le Conseil d'Etat, se présentant comme "victime d'une machination".

Nicolas Fichot, édité par Jean-Loup Fiévet

read below for restriction, ©2008 ReutersReuters

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