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Reuters07/10/2008 à 20h33 -  1 réaction

Pour les 50 ans de la Ve République, Sarkozy défend sa réforme

NICOLAS SARKOZY DÉFEND SA RÉFORME CONSTITUTIONNELLE LORS DE L'ANNIVERSAIRE DE LA VE RÉPUBLIQUE

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a célébré mardi le 50e anniversaire de la Constitution de la Ve République à l'Institut de France, profitant de cette tribune pour défendre sa réforme votée de justesse par le Congrès en juillet dernier.

Devant un parterre de personnalités politiques et les membres de l'Académie, le chef de l'Etat a estimé que la Constitution version 2008 était désormais "plus équilibrée, plus adaptée à notre temps et au fond plus efficace".

"J'affirme qu'il eût été coupable et contraire à la pensée du général de Gaulle de ne pas s'interroger sur l'adéquation de nos institutions aux transformations du monde", a-t-il ajouté, précisant que depuis son adoption en 1958, le texte fondamental avait été modifié à 24 reprises.

Sous la coupole de l'Institut de France, Nicolas Sarkozy a poursuivi son discours en indiquant qu'il était "dans son devoir", après son élection en mai 2007, d'ouvrir une réflexion autour d'une réforme majeure.

"Nos institutions étaient devenues trop déséquilibrées du fait d'un exécutif trop peu encadré et d'un Parlement trop faible", a-t-il dit, répétant que la nouvelle version de la Constitution accordait plus de droits à l'opposition.

"C'est pas qu'elle les ait mérités", a-t-il commenté, rappelant à son auditoire que l'opposition avait refusé de voter en faveur du texte en juillet, condamnant la réforme à être adoptée par une seule voix d'écart.

Au-delà de cette remarque, le président a fait valoir que l'opposition devait avoir des droits, et ce dans l'optique de "faire de notre pays une démocratie civilisée".

"L'ESPRIT FRONDEUR DES FRANÇAIS

Dans une critique à peine voilée destinée à Jacques Chirac, présent dans la salle, Nicolas Sarkozy a défendu par ailleurs l'encadrement de l'article 49.3, qui permettait avant la réforme au gouvernement de contourner le Parlement pour faire adopter des lois controversées.

Le chef de l'Etat faisait référence à l'adoption du Contrat première embauche (CPE) par ce biais en avril 2006, avant son retrait quelques jours plus tard sous la pression de la rue et du Parlement.

"L'article 49.3 était contraire à l'esprit de la Constitution", a estimé le président français, se félicitant des restrictions apportées en juillet à son utilisation.

Stigmatisant "l'esprit frondeur des Français", Nicolas Sarkozy a poursuivi son discours en faisant de la Ve République un régime unique au monde car "ni parlementaire, ni présidentiel, et même pas vraiment semi-présidentiel"

"La Ve République ne ressemble à rien de comparable dans notre histoire constitutionnelle, ni parmi les autres démocraties du monde occidental", s'est-il félicité.

Présent dans la salle, le député PS de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg a fustigé une "réforme assise sur des bases très fragiles".

"Ce ne sont pas les moulinets du discours de Nicolas Sarkozy qui changeront cette conviction que nous avons, et que la population a acquise au fil du temps, qu'un système autoritaire et unilatéral est en marche", a-t-il dit.

"Nous étions quelques un ici à regarder dans les yeux le président de la République en lui envoyant des messages qui disaient 'la Ve est morte, tout cela ne sert à rien'", a ajouté le responsable socialiste.

"Nous luttons pour la démocratie et nous défendons la VIe République", a-t-il conclu.

Édité par Elizabeth Pineau

read below for restriction, ©2008 ReutersReuters

1 réaction à cet article
  • le 07/10/2008 à 21h27Réaction de platons1

    (des "Seaux" d’eau a l'envers)qui passent leurs journées à reluquer les mauvais esprits ...7 en nous interrogeant sur la qualité et la profondeur de nos écrits qu'ils croient trouver la clé du choix difficile de leurs "futurs"(c'est l'Union des Minables Pédants"ces courtiers politiques)

Membre Boursier.com

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