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Reuters03/05/2007 à 09h35 - Soyez le premier à réagir à cet article !

Nicolas Sarkozy minimise l'impact du débat sur le résultat final

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a minimisé sur RTL l'impact de son débat télévisé de mercredi avec Ségolène Royal sur le résultat final de l'élection présidentielle.

Le candidat de l'UMP a jugé ce débat "digne" mais affirmé que la colère de sa rivale socialiste sur la scolarisation des enfants handicapés relevait d'une "forme d'intolérance".

"Je pense que les Français sont très lucides et que dans leur for intérieur ils choisissent ceux qui seront au deuxième tour et celui ou celle qui sera élu en fonction d'une multitude d'événements qui remontent loin dans le passé", a-t-il dit.

"Je ne pense pas que tout se joue sur un débat aussi médiatique soit-il. C'est assez méprisant pour les Français de dire ça et de penser ça", a-t-il ajouté. "Dans l'histoire de la Ve République jamais un débat n'a été dirimant (...). Je n'ai pas cette vision dramatique d'un moment de la campagne. Comme pour le tour de France (cycliste), tous les jours il faut être prêt. Alors bien sûr il ne faut pas perdre en montagne mais les étapes de plaine peuvent être terribles."

Le débat de mercredi soir, sommet de la campagne présidentielle, a duré plus de deux heures et demie et a été marqué par de nombreux accrochages entre les deux candidats sur la sécurité, le nombre de fonctionnaires, la semaine des 35 heures, l'énergie nucléaire, etc.

"Je pense que c'était un débat digne. J'espère qu'il a intéressé les Français", a déclaré Nicolas Sarkozy. "J'ai été un peu étonné parfois d'une certaine agressivité de Mme Royal mais enfin ... C'était peut-être d'ailleurs volontaire, c'était peut-être une stratégie de sa part."

Ségolène Royal s'est notamment efforcée de déstabiliser le candidat de l'UMP en piquant une colère maîtrisée sur la question des enfants handicapés scolarisés.

"FLAGRANT DÉLIT D'ERREUR"

Elle a accusé les gouvernements de droite d'avoir "cassé" le dispositif qu'elle avait mis en place et taxé d'"immoralité politique" Nicolas Sarkozy, qui venait de proposer la création d'un "droit opposable" pour la scolarisation de ces enfants.

"J'ai trouvé que c'était quand même une forme d'intolérance", a dit le candidat de l'UMP sur RTL. "Au fond, c'est assez révélateur de la réaction d'une certaine gauche qui est à mon avis assez démodée, d'ailleurs, qui considère comme illégitime toute personne qui n'a pas ses idées."

"Il y a une partie de la gauche, une petite partie de la gauche qui est sectaire, profondément sectaire, qui considère que toute personne qui n'est pas de gauche c'est quelqu'un, au fond, qui est illégitime", a-t-il ajouté. "Je n'ai pas les idées de Mme Royal, par exemple sur le financement de la retraite - d'ailleurs on a du mal à les comprendre - mais je ne porte pas atteinte à ce qu'elle est."

Nicolas Sarkozy a d'autre part dit que Ségolène Royal avait été "prise en flagrant délit d'erreur" sur la part du nucléaire dans l'électricité.

La candidate socialiste a déclaré que la part du nucléaire dans la consommation d'électricité en France était de 17% alors que c'est la part dans la consommation d'électricité mondiale ou dans la consommation totale d'énergie en France.

Le candidat de l'UMP, qui a dit de son côté que la moitié de l'électricité était en France d'origine nucléaire s'est aussi trompé : selon le ministère de l'Industrie, la part du nucléaire a été de 88% dans la production brute d'électricité primaire et de 78,1% dans la production totale nette en 2006 en France. /EJ

read below for restriction, ©2007, 2008 ReutersReuters

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