10 réactionsMondial2010: le parcours de la France commence bien mal
VIENNE (Reuters) - La France a entamé samedi sa campagne qualificative pour la Coupe du monde 2010 par une défaite 3-1 au stade Ernst-Happel de Vienne face à l'Autriche.
Menée 2-0 à la mi-temps après deux coups de pied arrêtés, la France n'a eu aucune capacité de réaction si ce n'est par un rare mouvement de l'attaque française, conclu par un but de Sidney Govou à la 61e minute.
Une faute de Philippe Mexès dans la surface de réparation a ensuite provoqué un penalty transformé par Andreas Ivanschitz (72e).
La seule bonne nouvelle de la soirée pour les joueurs de Raymond Domenech a été la défaite à domicile de la Roumanie face à la Lituanie (3-0), qui permet à la France d'éviter la dernière place du groupe sept après la première journée.
"C'est difficile de s'exprimer à chaud, il faudra voir ce qui s'est passé exactement. J'ai des impressions mais je vais vérifier à la vidéo", a simplement dit Domenech, plus que jamais en sursis, au micro de TF1.
Le Ernst-Happel Stadion de Vienne explosait au bout de huit minutes seulement lorsqu'un coup-franc d'Andreas Ivanschitz était disputé par Philippe Mexès et l'attaquant autrichien Marc Janko juste devant Steve Mandanda.
Janko, du bout du pied, puis Mexès, du genou, catapultait le ballon dans les buts de Mandanda.
La réponse française, motivée par un Karim Benzema incisif, ne durait pas plus de 10 minutes et Sebastian Prödl mettait seul son gardien en danger en déviant un centre anodin sur sa barre transversales.
TROIS COUPS DE PIED ARRÊTÉS
Les Bleus bredouillaient leur football et la défense Evra-Mexès-Gallas-Sagna était facilement mise en danger par les longs ballons autrichiens.
Mandanda n'avait pourtant eu qu'un ballon pour se chauffer les mains lorsqu'il encaissa le deuxième but autrichien, copie conforme du premier.
Sur un coup-franc aux 35 mètres, Ivanschitz envoyait un ballon plongeant dans la surface et aucun défenseur français n'était à même de le repousser de la tête.
La balle atterrissait devant le but et après le rebond, la reprise de Rene Aufhauser était dévié par Williams Gallas dans la lucarne de Mandanda.
"Les coups de pied arrêtés, c'est tout ce qu'ils avaient", a dit Henry après la rencontre.
"On doit repousser ces ballons, mais on recule jusqu'aux six mètres..."
Après ce deuxième coup de massue, la réponse des Bleus restait timide.
Une frappe de Benzema sur la droite de la surface, repoussée par Manninger, constituait la première véritable occasion française...à la 50e minute.
Elle était suivie, 11 minutes plus tard, d'un premier but synonyme d'espoir. Un jeu à trois sur le côté gauche de la surface entre Jérémy Toulalan, Patrice Evra et Sidney Govou était conclue d'une frappe en pivot à sept mètres de l'attaquant lyonnais.
Manninger ne bougeait pas, sinon pour aller chercher le ballon dans ses filets.
Trois minutes plus tard, le gardien remplaçant de la Juventus était plus prompt pour dévier une frappe puissante de Toulalan aux 25 mètres qui prenait tout droit la direction de sa lucarne. La main ferme de l'Autrichien, saluée par tout le Ernst-Happel Stadium, envoyait la balle sur la barre transversale.
Les espoirs d'égalisation étaient noyés sur un troisième coup de pied arrêté. Sur un corner tiré au premier poteau par Ivanschitz, toujours lui, Mexès plaquait Janko au point de penalty après avoir plusieurs fois accroché le maillot de son adversaire sur des centres précédents.
L'arbitre sifflait penalty et Mandanda était pris à contre-pied par Ivanschitz, pour le 11e but encaissé par la France en quatre matches.
Deux changements et trois frappes lointaines ne changeaient pas le cours du match. La France s'inclinait face à l'Autriche pour la première fois depuis 1970.
Elle affrontera mercredi au Stade de France la Serbie, vainqueur samedi soir des Iles Féroé 2-0.
Les deux premiers du groupe sept, l'Autriche et la Lituanie, s'affronteront.
Clément Guillou









