"Les idées d'abord", plaide Martine Aubry

PARIS (Reuters) - Martine Aubry a déclaré jeudi que le Parti socialiste devait tracer une vraie perspective aux Français avant de se choisir un chef et a jugé prématuré de dévoiler ses éventuelles ambitions.
"Il faut mettre les choses dans le bon ordre, les idées d'abord", a déclaré Aubry, maire de Lille, sur France 2 à la veille de l'ouverture de l'université d'été du PS à la Rochelle.
"Il faudra à un moment donné un chef (...) Et ce quelqu'un ne réussira que si, d'abord, nous avons une vraie perspective", a-t-elle ajouté.
Priée de dire si néanmoins sa décision était prise pour briguer le poste de premier secrétaire, elle a répondu : "Non, elle dépendra du collectif. Je ne suis pas quelqu'un qui recule devant ses responsabilités."
De même, Martine Aubry n'a pas voulu dire s'il elle pourrait répondre favorablement à l'appel au rassemblement du maire de Paris Bertrand Delanoë, qui a annoncé cette semaine sa décision de postuler à la succession de François Hollande.
"Nous avons beaucoup de points communs avec Bertrand Delanoë. Mais nous avons beaucoup de points communs avec les amis de Dominique Strauss-Kahn, de Laurent Fabius, de Benoît Hamont, des grands élus", a-t-elle expliqué.
Depuis sa confortable réélection à Lille, Martine Aubry franchit les étapes une à une vers le congrès de Reims, prévu en novembre, en veillant à se démarquer aussi bien de Ségolène Royal que de Bertrand Delanoë.
Elle s'est tout d'abord rapprochée des "Reconstructeurs", une constellation composée de proches de Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Arnaud Montebourg.
En juin, elle a déposé une "contribution" avec le soutien des fédérations du Nord et du Pas-de-Calais, deux des plus importantes du PS.
Laure Bretton et Gérard Bon









