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Reuters05/09/2008 à 17h35 - Soyez le premier à réagir à cet article !

Les Européens souhaitent une enquête sur le conflit géorgien

BERLIN ET PLUSIEURS PAYS EUROPÉENS VEULENT UNE ENQUÊTE SUR LE CONFLIT GÉORGIEN

AVIGNON, Vaucluse (Reuters) - Plusieurs pays de l'Union européenne se prononcent en faveur de l'ouverture d'une enquête internationale sur les responsabilités dans le conflit entre la Géorgie et la Russie.

Réunis à Avignon à l'initiative de la présidence française de l'UE, des ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept ont estimé que les résultats de cette enquête pourraient influer sur les relations de l'UE avec Moscou et Tbilissi.

"Le fait de savoir qui est responsable de l'escalade vers une confrontation militaire pèsera", a dit le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier.

"Peut-être que nous ne saurons jamais vraiment. Mais j'appelle les deux parties à être ouvertes à une enquête indépendante sur les événements du début août", a-t-il ajouté, suggérant que celle-ci soit confiée à l'Onu ou à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini lui a emboité le pas, estimant que cela serait "très bon".

"J'ai parlé de cette idée à la fois avec la Fédération de Russie et la Géorgie, et tous les deux m'ont indiqué qu'ils n'étaient pas contre. Il existe de bonnes possibilités qu'elle soit lancée", a-t-il expliqué en marge de la réunion.

De son côté, le chef de la diplomatie britannique David Miliband a redit que la Grande-Bretagne avait "toujours souhaité une vérification indépendante des allégations en matières de violation des droits de l'homme, des deux côtés".

"Nous avons toujours dit que nous suivrions les résultats de cette enquête, sans peur ni faveur", a-t-il ajouté. L'Autriche et le Luxembourg ont également abondé dans le même sens.

La Finlande, moins encline à une telle enquête, s'est finalement elle aussi ralliée à cette position.

Son ministre des Affaires étrangères, Alexander Stubb, a déclaré à Avignon que, s'il était depuis le début prudent sur l'opportunité de pointer du doigt des responsables, il estimait désormais qu'il s'y rallierait si cette enquête était ressentie comme nécessaire par ses partenaires européens.

Autre voix dissonante, Carl Bildt, le ministre suédois, a quant à lui estimé que nombre d'enquêtes seraient ouvertes quoi qu'il arrive, dont au moins celles de la Cour européenne des Droits de l'Homme et de la Cour internationale de justice.

Julien Toyer, avec Kerstin Dörr, Mark John et Ingrid Melander, édité par Yves Clarisse

read below for restriction, ©2008 ReutersReuters

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