Le retour au plein emploi est possible, d'après Laurent Wauquiez

ROYAN (Charente-Maritime) (Reuters) - Le retour au plein emploi est possible en France, a estimé samedi Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, lors du "Campus" de l'UMP à Royan (Charente-Maritime).
"En regardant autour de nous, on voit que ce n'est pas impossible", a-t-il dit lors d'un débat avec les militants, balayant l'argument du "énième discours" sur le sujet mais en évoquant les "500.000 emplois non pourvus en France".
Il a cependant reconnu que de nombreuses rigidités demeurent et qu'il faut "ouvrir les fenêtres, faire tomber les murs" pour favoriser l'emploi.
Laurent Wauquiez a évoqué la fusion de l'Assedic et de l'ANPE comme modèle d'une mesure simple et "de bon sens".
Il a désigné la formation professionnelle comme un secteur important, qui brasse 26 milliards d'euros par an "qu'on ne voit pas sur le terrain parce que certains organismes se paient sur la bête", et de l'apprentissage qui doit être étendu à tous les domaines.
Même s'il s'agit d'une "minorité", il a indiqué que pour lutter contre ceux qui profitent des dispositifs sociaux "il faut mieux contrôler les demandeurs d'emplois pour s'assurer d'un équilibre entre droits et devoirs".
DESSERRER LA GANGUE DU CV ET DU DIPLÔME
Pour lui il s'agit de "faire en sorte que le travail paie", comme avec le revenu de solidarité active (RSA) qu'il a qualifié de "bonne réforme" après avoir craint quelques jours plus tôt que ce ne soit "une trappe à temps partiel".
Laurent Wauquiez a souhaité que pour faciliter l'embauche, des jeunes notamment, "on desserre la gangue du CV et du diplôme" avec des mesures simples permettant de valoriser les qualités personnelles du candidat et ses motivations.
Faire sauter tous ces "verrous" devrait selon lui profiter à l'ensemble du marché du travail.
Il a cependant reconnu qu'"on entre dans une période compliquée" mais que le marché de l'emploi résiste mieux en France qu'en Espagne ou en Grande-Bretagne et qu'il faut "garder le tempo".
Après trois années d'amélioration continue, le taux d'emploi en France métropolitaine a stagné à 7,2% au deuxième trimestre, et à 7,6% en comprenant les départements d'outre-mer, a annoncé l'Insee jeudi.
Le gouvernement vise un taux de chômage de 5%, définition du plein emploi, à l'horizon de 2012.
En Espagne, le nombre d'inscrits au chômage a bondi de 25% en un an à 2,5 millions, chiffre le plus élevé depuis 10 ans et correspondant à 10,4% de la population active au deuxième trimestre. Au Royaume-Uni, le taux de chômage au sens du Bureau international du Travail est plus faible, à 5,4%, mais il a augmenté de 0,2 point au deuxième trimestre et le mouvement continue puisque le chômage a connu en juillet sa plus forte hausse depuis 1992.
L'université d'été des "Jeunes populaires" de l'UMP, baptisée cette année "Campus", a débuté vendredi et se poursuit jusqu'à dimanche à Royan.
Claude Canellas, édité par Véronique Tison









