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Reuters06/09/2008 à 18h06 -  3 réactions

Le gouvernement pencherait pour une prime transport de 200 euros

LE GOUVERNEMENT PENCHERAIT POUR UNE PRIME TRANSPORT DE 200 EUROS PAR AN

PARIS (Reuters) - Le gouvernement penche pour une prime transport qui prendra la forme soit d'un remboursement de 50% des abonnements de transport en commun, soit d'un versement par les entreprises de 200 euros par an pour les salariés obligés d'utiliser leur véhicule, rapporte le Journal du dimanche dans son édition du 7 septembre.

"C'est un arbitrage extrêmement subtil que Matignon s'apprête à rendre en ce début de semaine sur la contribution transport", écrit l'hebdomadaire en précisant que le nouveau dispositif, réclamé par les syndicats, remplacera le chèque transport institué par le gouvernement Villepin.

Selon le JDD, le système existant actuellement en Ile-de-France - le remboursement de 50% de la carte orange par les entreprises - sera étendu à tout le territoire "lorsqu'il existe des modes de transport en commun que le gouvernement souhaite encourager." Ce versement sera exonéré de charges sociales.

"Pour les salariés obligés d'utiliser leur véhicule, les entreprises verseront une somme de 200 euros par an, exonérée de charges sociales et fiscales. Mais cette revendication des syndicats sera appliquée par les entreprises sur la base du volontariat et le Medef ne devrait plus s'y opposer", ajoute-t-il.

En réponse à la flambée des prix de l'essence, le Premier ministre François Fillon avait annoncé en juin la mise en place prochaine d'une "aide directe, inscrite sur la feuille de paie et financée par l'employeur avec l'aide de l'Etat".

Les partenaires sociaux étaient priés de lui faire des propositions avant le 15 septembre, mais les organisations patronales avaient sans attendre fait part de leur opposition.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a dénoncé une "erreur économique", estimant que les entreprises étaient dans l'impossibilité d'accepter une augmentation de leurs charges.

La CGPME a de même dénoncé à l'avance "tout dispositif obligatoire se traduisant par une augmentation de charges (qui) viendrait fragiliser davantage encore les petites entreprises".

D'après des chiffres du Medef, le dispositif d'Ile-de-France coûte aux entreprises plus de 600 millions d'euros par an.

Côté syndicats, la CFDT a demandé que le dispositif parisien soit étendu à tout le territoire et qu'il s'applique au covoiturage, proposant en outre l'attribution d'une aide équivalente pour les salariés contraints d'utiliser leur voiture. La CGT a demandé pour sa part que la prise en charge par l'employeur soit obligatoire.

Véronique Tison

read below for restriction, ©2008 ReutersReuters

3 réactions à cet article
  • le 06/09/2008 à 22h13Réaction de xavilduch

    encore une usine à GAZ ! Il serait bien plus logique de financer davantage les transports en commun, et reflêchir à remettre en service certaines lignes SNCF délaissées...aider à payer les déplacements c'est contribuer à l'expansion des zones urbaines et aux déplacements obligatoires... autant subventionner les camions et les transports dans tous les sens...

  • le 09/09/2008 à 13h01Réaction de anne-ramillonkirsch

    Bjr à tt membre de boursier, amateur de forum,B) la prime de 200 euros pour transports par an est trop maigre alors par mois que ns payons environ 60 euros le trajet... Est ce normal que cela nous siffit ??:o Et vous ?? :x

  • le 09/09/2008 à 13h14Réaction de pgir_bourse

    Oui, et toutes ces UàG coutent très cher à la collectivité : on parle toujours des coûts directs (montant * nbre de bénéficiaires) mais, rarement des coûts induits (coûts de collecte des taxes, de distribution des aides, ....) qui sont loin d'être négligeables (et qui, mécaniquement, réduisent l'efficacité du dispositif mis en place). A mon sens, l'aide efficace passe par une diminution marquée des prélèvements obligatoires : moins de taxes, de cotisations = mécaniquement plus de ce fameux pouvoir d'achat. Pour cela, il faut d'abord passer par une réduction drastique du train de vie de l'état et des collectivités locales mais, il y a tellement de gens qui vivent de l'impôt (politiques, fonctionnaires, associations, syndicats ..... je dois en oublier !) que nous ne sommes pas prêts de connaître cette véritable révolution que serait la rupture avec la culture de la dépense publique.

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