12 réactionsLe déficit budgétaire à 51,4 milliards d'euros à fin juillet

PARIS (Reuters) - Le déficit du budget de l'Etat en exécution était de 51,4 milliards d'euros à la fin du mois de juillet, contre 48,0 milliards à la même date en 2007, annonce le ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.
Le creusement du déficit général d'exécution (hors solde du compte d'affectation spéciale Participations financières de l'Etat) "s'explique exclusivement par une dégradation du solde des comptes spéciaux (-3,6 milliards par rapport à 2007), liée en particulier à l'imputation temporaire de la charge d'indexation relative aux obligations indexées sur l'inflation", explique le ministère dans un communiqué.
Le projet de loi de finances 2008 prévoyait un déficit budgétaire de 41,7 milliards d'euros compte tenu d'une prévision de croissance comprise entre 2,0% et 2,5%.
Le gouvernement, qui a revu sa fourchette de prévisions de croissance une première fois pour la ramener à 1,7%-2,0% et a annoncé une nouvelle révision en baisse pour la fin du mois espérant désormais une croissance d'au moins 1,0%, a déjà fait état à la mi-juillet de moins values de recettes fiscales comprises entre 3 et 5 milliards d'euros par rapport à la LFI.
Il avait également fait état d'une révision à la hausse de la charge de la dette publique de 2 à 3 milliards d'euros du fait de l'augmentation des taux d'intérêt et de l'inflation.
Maintenant son objectif de ramener le déficit public de la France à 2,5% du PIB, le ministre du Budget et des comptes publics avait alors annoncé son intention d'annuler environ la moitié des quelques 7 milliards de crédits mis en réserve en début d'année et de veiller strictement à la stabilisation en volume des dépenses de l'Etat.
Au 30 juillet, les dépenses du budget général totalisent 164,0 milliards d'euros contre 164,6 milliards un an plus tôt.
"Le retard d'enregistrement de certaines écritures (notamment pour une partie du provisionnement de la charge d'indexation des obligations indexées sur l'inflation) conduit à une diminution apparente des dépenses", indique le ministère.
"Leur complète comptabilisation apparaîtra seulement dans la situation mensuelle budgétaire arrêtée au 31 août".
Les recettes s'élèvent de leur côté à 134,6 milliards d'euros contre 134,9 milliards à fin juillet 2007.
A périmètre constant, les recettes fiscales nettes s'inscrivent, à la fin du mois de juillet, en hausse de 1,7% par rapport à la même période de 2007, sous l'effet du dynamisme des recettes nettes de TVA (+4,9%) et des recettes nettes d'impôts sur les sociétés (+8,9%).
"Toutefois, la progression des recettes d'IS et de TVA, actuellement particulièrement favorable devrait se ralentir durant le second semestre", prévient le ministère comme il l'avait déjà fait dans ses communiqués sur la situation budgétaire en mai et juin.
Les autres recettes fiscales nettes sont en baisse de 3,7 milliards d'euros (-21,1%), sous l'effet des mesures votées dans le cadre de la loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (loi Tepa) qui conduit à une diminution de certains droits d'enregistrement et de l'impôt de solidarité sur la fortune.
Les recettes non fiscales (+12,7%) demeurent en forte progression en raison, en particulier, d'un versement anticipé de la Coface.
Marc Joanny









