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Reuters05/09/2008 à 09h05 -  12 réactions

Le déficit budgétaire à 51,4 milliards d'euros à fin juillet

DÉFICIT BUDGÉTAIRE DE 51,4 MILLIARDS D'EUROS POUR LA FRANCE À FIN JUILLET

PARIS (Reuters) - Le déficit du budget de l'Etat en exécution était de 51,4 milliards d'euros à la fin du mois de juillet, contre 48,0 milliards à la même date en 2007, annonce le ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.

Le creusement du déficit général d'exécution (hors solde du compte d'affectation spéciale Participations financières de l'Etat) "s'explique exclusivement par une dégradation du solde des comptes spéciaux (-3,6 milliards par rapport à 2007), liée en particulier à l'imputation temporaire de la charge d'indexation relative aux obligations indexées sur l'inflation", explique le ministère dans un communiqué.

Le projet de loi de finances 2008 prévoyait un déficit budgétaire de 41,7 milliards d'euros compte tenu d'une prévision de croissance comprise entre 2,0% et 2,5%.

Le gouvernement, qui a revu sa fourchette de prévisions de croissance une première fois pour la ramener à 1,7%-2,0% et a annoncé une nouvelle révision en baisse pour la fin du mois espérant désormais une croissance d'au moins 1,0%, a déjà fait état à la mi-juillet de moins values de recettes fiscales comprises entre 3 et 5 milliards d'euros par rapport à la LFI.

Il avait également fait état d'une révision à la hausse de la charge de la dette publique de 2 à 3 milliards d'euros du fait de l'augmentation des taux d'intérêt et de l'inflation.

Maintenant son objectif de ramener le déficit public de la France à 2,5% du PIB, le ministre du Budget et des comptes publics avait alors annoncé son intention d'annuler environ la moitié des quelques 7 milliards de crédits mis en réserve en début d'année et de veiller strictement à la stabilisation en volume des dépenses de l'Etat.

Au 30 juillet, les dépenses du budget général totalisent 164,0 milliards d'euros contre 164,6 milliards un an plus tôt.

"Le retard d'enregistrement de certaines écritures (notamment pour une partie du provisionnement de la charge d'indexation des obligations indexées sur l'inflation) conduit à une diminution apparente des dépenses", indique le ministère.

"Leur complète comptabilisation apparaîtra seulement dans la situation mensuelle budgétaire arrêtée au 31 août".

Les recettes s'élèvent de leur côté à 134,6 milliards d'euros contre 134,9 milliards à fin juillet 2007.

A périmètre constant, les recettes fiscales nettes s'inscrivent, à la fin du mois de juillet, en hausse de 1,7% par rapport à la même période de 2007, sous l'effet du dynamisme des recettes nettes de TVA (+4,9%) et des recettes nettes d'impôts sur les sociétés (+8,9%).

"Toutefois, la progression des recettes d'IS et de TVA, actuellement particulièrement favorable devrait se ralentir durant le second semestre", prévient le ministère comme il l'avait déjà fait dans ses communiqués sur la situation budgétaire en mai et juin.

Les autres recettes fiscales nettes sont en baisse de 3,7 milliards d'euros (-21,1%), sous l'effet des mesures votées dans le cadre de la loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (loi Tepa) qui conduit à une diminution de certains droits d'enregistrement et de l'impôt de solidarité sur la fortune.

Les recettes non fiscales (+12,7%) demeurent en forte progression en raison, en particulier, d'un versement anticipé de la Coface.

Marc Joanny

read below for restriction, ©2008 ReutersReuters

12 réactions à cet article
  • le 05/09/2008 à 11h02Réaction de public

    On est encore loin de l'équilibre budgétaire. Un bel exemple qu'on donne aux 26 autres membres lors de la présidence française...

  • le 05/09/2008 à 11h20Réaction de SHUMPETER

    Cela fait 30 ans que la France est déficitaire. Dans les périodes de croissance,comme en 2000 ,la cagnotte a été consommée de façon irresponsable.Comment voulez vous que la situation s'améliore en période de crise, la plus prononcée depuis 1945!!!

  • le 05/09/2008 à 11h28Réaction de vkcrl

    tous les maux mis en avant lors de la campagne présidentielle pour réduire ce déficit , les mesures correctives se mettent en place mais ce n'était que des mots, et dire que 54% des français ont voté pour une telle politique de "changement", à force avec le temps, il va falloir limiter la croissance à 1% pour éviter aux gouvernants d'espérer plus et ainsi dépenser avant d'engrenger. un petit mot pour soutenir les syndicats de chez Boeing, grève ou pas!

  • le 05/09/2008 à 11h35Réaction de maxx

    malheureusement comme le dit Elie Cohen, le diagnostique de Sarko durant la période de campagne était bon, malheureusement sarko est le monsieur 10%, c'est a dire qu'il annonce de grandes réformes mais il réalise uniquement 10% de celle ci. gouvernants irresponsables, pendant ce temps la france se désespère de bas salaires:( max:(

  • le 05/09/2008 à 11h42Réaction de gilles164

    Gauche ou droite, même combat on creuse les déficits de manière irresponsable. Mais ce qui est compréhensible de la part d'un gouvernement de gauche qui dépense beaucoup dans les services publics est difficilement acceptable d'un gouvernement de droite qui les massacre et taille à tout va sous prétexte d'économie. Evidemment, si l'économie dégagée est distribuée aux petits copains au lieu d'éponger la dette, l'économie va mal.

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