La prime transport basée sur le volontariat fait débat
PARIS (Reuters) - Christine Largarde a confirmé que le gouvernement penchait pour une prime de transport encourageant les transports en commun dans les grandes villes et basée sur le volontariat pour les salariés obligés d'utiliser leur véhicule.
Invitée dimanche du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, la ministre de l'Economie a toutefois précisé que les arbitrages ne seraient pas arrêtés avant le 15 septembre.
Le gouvernement étudie une prime transport qui prendra la forme soit d'un remboursement de 50% des abonnements de transport en commun, soit d'un versement par les entreprises de 200 euros par an pour les salariés obligés d'utiliser leur véhicule, rapporte le Journal du dimanche (JDD).
Le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly s'est déclaré "à moitié satisfait" par ce projet visant à répondre à la flambée du prix de l'essence.
"Sur la partie transports collectifs, c'est ce que nous demandions: que l'employeur soit tenu de prendre en charge 50% du coût du transport collectif, comme ça existe en Ile-de-France, et d'autres régions ont repris également ce dispositif", a-t-il dit sur RTL.
"Là où ça ne va pas, c'est sur la partie transport individuel", a-t-il ajouté.
Jean-Claude Mailly a souligné qu'un tel dispositif serait facultatif alors que depuis le début, le Medef "freine des quatre fers sur cette disposition".
"Nous, ce que nous demandons, c'est une prime de caractère obligatoire", a-t-il dit, soulignant que la somme de 200 euros lui semblait insuffisante.
"Les arbitrages ne sont pas arrêtés", a souligné Christine Lagarde. "On n'est pas encore au stade des arbitrages puisque les partenaires sociaux ont jusqu'au 15 septembre pour faire des propositions".
La ministre a notamment souligné qu'elle verrait à ce moment-là si le Medef est toujours opposé au projet.
"Nous souhaitons encourager les transports en commun dans le cadre d'une politique respectueuse de l'environnement", a-t-elle expliqué pour le volet concernant les grandes villes.
Pour les autres, Christine Lagarde a confirmé que la prime envisagée serait versée "sur la base d'un volontariat", avec là aussi une exonération des charges sociales.
Selon le JDD, le système existant actuellement en Ile-de-France - le remboursement de 50% de la carte orange par les entreprises - sera étendu à tout le territoire "lorsqu'il existe des modes de transport en commun que le gouvernement souhaite encourager." Ce versement sera exonéré de charges sociales.
Pour les salariés obligés d'utiliser leur véhicule, les entreprises verseraient une somme de 200 euros par an, exonérée de charges sociales et fiscales. Cette revendication des syndicats serait appliquée par les entreprises sur la base du volontariat et le Medef ne devrait plus s'y opposer", ajoute l'hebdomadaire.
Gérard Bon









