1 réactionLa France n'extradera pas Marina Petrella vers l'Italie
PARIS (Reuters) - La France ne renverra pas Marina Petrella en Italie, Nicolas Sarkozy ayant renoncé à appliquer le décret d'extradition qui visait l'ancienne activiste des Brigades rouges.
L'information, révélée par le Journal du Dimanche, a été confirmée par l'Elysée qui évoque dans un communiqué une "mesure individuelle" justifiée par "la seule situation de santé de Mme Petrella".
"Malgré les soins attentifs dont bénéficie Mme Petrella (...), son état de santé ne s'est pas amélioré. Les médecins qui l'ont examinée ont conclu que la dépression profonde dont elle souffre est susceptible de mettre en cause son pronostic vital", souligne le communiqué présidentiel.
"Le décret d'extradition a été abrogé. Un autre décret a été adopté faisant jouer la clause humanitaire", a expliqué à Reuters Me Irène Terrel.
Cette décision "humaine et légitime" a été prise vendredi et notifiée par voie légale samedi à Marina Petrella, a-t-elle précisé.
"Elle a pleuré et tremblé. Elle réalise mais il va lui falloir de longs mois pour se rétablir si toutefois elle y parvient", a ajouté Me Terrel.
Arrêtée en août 2007, Marina Petrella avait été libérée sous contrôle judiciaire en août dernier pour raisons de santé. Dépressive et suicidaire, elle refusait de s'alimenter.
L'abrogation du décret d'extradition est "un grand soulagement même si le terme n'est pas assez fort au final", a déclaré sa fille, Elisa, sur RTL. "C'est le résultat que nous attendions depuis que nous avions commencé à nous battre".
Condamnée en 1992 à la prison à perpétuité en Italie pour le meurtre d'un commissaire de police, Marina Petrella était installée en France depuis le début des années 80.
Elle y bénéficiait de la "doctrine Mitterrand" qui offrait refuge aux activistes renonçant à la violence.
Laure Bretton









