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Reuters17/05/2008 à 09h21 -  3 réactions

La France n'abandonnera pas Betancourt, dit Fillon à Lima

FRANÇOIS FILLON REDIT EN AMÉRIQUE LATINE QUE LA FRANCE N'ABANDONNERA PAS INGRID BETANCOURT

par Elizabeth Pineau

LIMA (Reuters) - François Fillon a profité de sa présence vendredi au Ve sommet Union européenne-Amérique latine de Lima pour sensibiliser les dirigeants sud-américains au sort d'Ingrid Betancourt pour qui la France, a-t-il assuré, ne baissera jamais les bras.

Le Premier ministre français a rencontré Hugo Chavez, à qui il renouvelé sa confiance pour aider Paris dans ce dossier, alors même que le président vénézuélien est accusé par Bogota de soutenir les geôliers de la Franco-Colombienne, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

"Nous ne baisserons jamais les bras tant qu'il y aura de l'espoir, nous n'abandonnerons pas Ingrid Betancourt", a dit François Fillon lors de sa conférence de presse finale organisée à la Bibliothèque nationale du Pérou.

Pour que la "petite flamme" Betancourt ne s'éteigne pas, la France "ne négligera aucune piste pour essayer de renouer les fils du dialogue avec les Farc", a-t-il assuré. "Toutes les pistes sont explorées, toutes les propositions qui nous sont faites sont regardées, tous les interlocuteurs pour nous sont des interlocuteurs valables".

Lors de sa visite-éclair d'une dizaine d'heures dans la capitale andine, François Fillon a rencontré, outre Hugo Chavez, les présidents péruvien Alan Garcia, colombien Alvaro Uribe et équatorien Rafael Correa.

Le sommet de Lima s'est déroulé dans un contexte tendu entre Bogota, Caracas et Quito après les conclusions d'Interpol certifiant l'authenticité de documents saisis par la Colombie et potentiellement compromettants pour l'Equateur et le Venezuela.

Selon Bogota, ces documents retrouvés sur un ordinateur portable des Farc apportent la preuve de relations entre la guérilla d'extrême gauche et les deux pays voisins.

La France a multiplié les initiatives ces derniers mois en faveur d'Ingrid Betancourt, alors que les Farc ont consenti à rendre la liberté à une demi-douzaine d'otages.

LES PÉRUVIENS DÉÇUS PAR L'ABSENCE DE SARKOZY

François Fillon a précisé ne rien savoir de plus concernant la situation actuelle d'Ingrid Betancourt.

"Je n'ai aucune nouvelle, si j'en avais eu j'aurais été heureux de vous l'annoncer", a-t-il dit. "Il n'y a pas aujourd'hui de nouvelles informations, en tout cas qui soient confirmées".

Largement consacré aux problèmes de pauvreté, de crise alimentaire et de réchauffement climatique, le sommet de Lima était organisé à une quarantaine de jours du début de la présidence française de l'Union européenne, à partir du 1er juillet.

"La volonté de la France c'est de faire de l'Amérique latine un partenaire privilégié de l'Union européenne", a dit François Fillon, précisant que le président Nicolas Sarkozy se rendrait au Brésil et au Mexique en 2009.

L'absence du président français à Lima, où s'est notamment déplacée la chancelière allemande Angela Merkel, a décontenancé les organisateurs du sommet, qui avaient beaucoup communiqué sur sa présence à ce rendez-vous international, le plus important jamais organisé dans le pays.

"Les Péruviens ont été très déçus, voire dépités, car ils espéraient recevoir le président, et aussi madame Sarkozy", a rapporté une source proche de l'ambassade de France au Pérou.

Nicolas Sarkozy a annulé il y a environ trois semaines sa participation, officiellement pour des questions d'agenda liées à la préparation de la présidence française de l'UE.

Interrogé à ce sujet lors de sa conférence de presse, François Fillon a répondu : "Avec le président de la République, nous nous remplaçons. Quand le président ne peut pas être présent, c'est moi qui je le remplace, c'est le gouvernement français qui est présent".

"Nous avons décidé de nous partager les rôles. C'est comme ça que nous fonctionnerons, y compris pendant la présidence française de l'Union européenne", a-t-il ajouté.

En début de journée, François Fillon a visité une antenne du Samu social international à Huycan, un bidonville de l'est de Lima, en compagnie de Xavier Emmanuelli, le président-fondateur du Samu social.

"J'ai voulu montrer que l'ouverture des marchés, les accords de l'OMC, les négociations commerciales, au fond ça n'a qu'un but pour nous Européens et pour nous Français : c'est de produire du progrès social et pas seulement la libéralisation des échanges", a dit le Premier ministre lors de sa visite.

Elizabeth Pineau

read below for restriction, ©2008 ReutersReuters

3 réactions à cet article
  • le 17/05/2008 à 12h05Réaction de michelgranjon

    Et que dit notre premier ministre Mr Sarkosy sur ce sujet .

  • le 17/05/2008 à 12h15Réaction de guyyannn

    Ils ont le même salaire tous les deux....:D et puis Carla c'est pour les contrats...

  • le 17/05/2008 à 17h09Réaction de H.BOSE

    "La France n'abandonnera pas BETANCOURT"...mais il semble maintenance certain que la France a abandonné HAITI qui meur de faim et ses crèches bondées de petits enfants sous alimentés. Une honte, surtout par rapport aux antécédents historiques...là on peut dire que le CANADA s'en sort mieux que la France. J'ai honte d'être Français.

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