L'UMP serre les rangs à Royan, le PS ironise

ROYAN, Charente-Maritime (Reuters) - Une semaine après l'université d'été du Parti socialiste, marquée par des luttes intestines, l'UMP a voulu afficher son unité dimanche au Campus des "Jeunes populaires" à Royan, en Charente-Maritime.
Le secrétaire national du PS à l'égalité, Faouzi Lamdaoui, a cependant qualifié de "bal des hypocrites" les déclarations d'unité des ténors du parti majoritaire.
"Les leçons d'unité données par l'UMP au Parti socialiste tout au long du week-end sont parfaitement risibles", a-t-il déclaré dans un communiqué.
La leçon est venue en particulier de François Fillon, qui, affichant l'engagement unanime du parti derrière Nicolas Sarkozy, a insisté sur le "contraste saisissant" avec le rassemblement socialiste une semaine plus tôt.
Les socialistes "sont dans l'inaction", "divisés" et "enferrés dans le passé", a répété le Premier ministre devant un millier de jeunes militants et plusieurs membres de son gouvernement.
"La guerre des chefs a tout écrasé (...) Il n'existe au Parti socialiste qu'un seul sujet d'unité: la critique systématique du président de la République", a-t-il ajouté.
En coulisses, les difficultés ne manquent pourtant pas au sein de la majorité, de l'éventuelle succession du secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, à la bataille pour l'investiture aux régionales en Ile-de-France.
En outre l'UMP doit faire face à la baisse du nombre de ses militants, passés de 370.000 fin 2007 à 210.000.
L'état-major de l'UMP a cependant tout fait pour taire les divergences. "La Rochelle fut pathétique, Royan est sympathique", a affirmé la secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano.
Patrick Devedjian a assuré pour sa part qu'il n'y aurait "aucun remaniement de la direction de l'UMP" dans un avenir proche.
Pour le Journal du dimanche, le secrétaire général, que la rumeur disait sur un siège éjectable, a "sauvé sa peau" fort de la garantie de Nicolas Sarkozy.
Le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, a lui aussi démenti à Royan les rumeurs de remaniement de la direction de l'UMP, déclarant qu'il n'était "candidat à aucune fonction, aucun poste, aucun titre".
Son nom avait été cité comme possible successeur de Patrick Devedjian. Un remaniement à la tête de l'UMP n'est "pas à l'ordre du jour", a également assuré le vice-président du parti Jean-Pierre Raffarin.
Gérard Bon









