1 réactionKouchner dément le versement d'une rançon pour Betancourt

PARIS (Reuters) - Dans une interview au Journal du Dimanche, Bernard Kouchner dément à nouveau tout versement de rançon par la France pour la libération d'Ingrid Betancourt.
"Moi, je n'ai jamais entendu parler d'argent. Le président (colombien Alvaro) Uribe ne fait pas mention du moindre argent. Et très clairement, il n'y a pas eu d'argent français. Cette opération commando était seulement une opération d'infiltration, habilement et longuement préparée", assure le chef de la diplomatie française en réaction à des allégations de la Radio suisse romande selon lesquelles des membres des Farc auraient touché une rançon.
Pour Bernard Kouchner, "il a fallu l'élection du président (Nicolas) Sarkozy pour que les initiatives se multiplient et qu'enfin, les otages ne soient plus une affaire intérieure colombienne".
Le ministre des Affaires étrangères reconnaît que, "bien sûr, Jacques Chirac, Lionel Jospin et Dominique de Villepin ont voulu faire des choses, il y a eu des tentatives", mais "elles n'ont pas été couronnées de succès", conclut-il.
L'ancien "French Doctor" porte une appréciation sévère sur les propos de l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royale, qui a estimé que Nicolas Sarkozy n'était "absolument pour rien" dans la libération d'Ingrid Betancourt.
"J'ai honte pour elle. Pourquoi a-t-elle dit cela? De manière générale, les attaques que nous avons subies sont particulièrement odieuses. Avant cette libération, il y avait des gens qui nous disaient que nous en faisions beaucoup pour les uns et pas assez pour les autres. Nous nous sommes obstinés", note Bernard Kouchner.
Nicole Dupont










