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Reuters09/07/2008 à 12h31 -  6 réactions

Fureur à l'UMP après les accusations de Ségolène Royal

LES ACCUSATIONS DE SÉGOLÈNE ROYAL PROVOQUENT LA FUREUR DE L'UMP

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a déclenché de violentes attaques de Matignon et de l'UMP en dénonçant un possible lien entre un cambriolage de son appartement le 27 juin dernier et ses critiques virulentes contre Nicolas Sarkozy et le gouvernement.

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a jugé que l'ex-candidate PS à l'Elysée avait "pété un câble".

"Elle ne recule devant rien pour exister. Ca a atteint maintenant un niveau de stupidité qui est véritablement affligeant", a dit le président de l'Assemblée Bernard Accoyer. François Fillon estime qu'elle "perd le contrôle d'elle-même".

"Cette façon, sans aucune espèce évidemment de preuve, cette espèce d'insinuation qu'elle nous lance comme ça, je trouve que c'est honteux", a dit le Premier ministre sur RTL.

La présidente de Poitou-Charentes a déposé plainte après avoir découvert, selon ses déclarations, son logement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) "retourné" le 27 juin. Rien n'a été volé, souligne-t-elle.

Selon la police, des bijoux, dont les boucles d'oreille de la fille de l'ex-candidate, ont été retrouvés exposés sur les meubles. Le texte d'une plainte concernant un précédent cambriolage du même logement en août 2006 a été retrouvé déchiré en deux. L'enquête n'a pour l'instant rien donné.

"J'observe que la semaine dernière, au moment où j'ai dit qu'il fallait mettre fin à la mainmise du clan Sarkozy sur la France, mon domicile a été mis à sac", a-t-elle dit lors du journal de 20h de France 2 mardi soir.

"Je fais un rapport entre les deux, en effet (...) C'est une drôle de coïncidence et c'est la seconde fois, la première a eu lieu pendant la campagne présidentielle", a-t-elle ajouté.

Les représentants de la majorité jugent impensable que le chef de l'Etat ou ses proches puissent ordonner une telle opération.

DES PRÉCÉDENTS

Les proches de Ségolène Royal rappellent que plusieurs de ses collaborateurs ont connu aussi des cambriolages ou des vols pendant la campagne présidentielle, comme sa conseillère Sophie Bouchet-Petersen, qui s'était fait dérober son ordinateur.

Son conseiller pour l'écologie Bruno Rebelle avait fait l'objet d'une enquête et d'une fiche des Renseignements généraux, faits reconnus par ce service de police qui affirmait cependant avoir agi en raison de son ex-qualité de président de Greenpeace-France.

"La seule chose dont on soit absolument certain, c'est qu'elle est ciblée. Il ne s'agit pas d'un cambriolage ordinaire mais d'une mise à sac (...) Je trouve choquant de moquer cela. C'est une manière de dire grosso modo qu'elle est folle", a dit son avocat Jean-Pierre Mignard à Europe 1.

Au PS, les proches de Ségolène Royal la soutiennent, comme les députées Aurélie Filipetti et Delphine Batho, qui estiment que la majorité devrait dénoncer la mise à sac du logement.

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault a prêté sur RMC au chef de l'Etat un comportement "étonnant, étrange et éloigné de sa fonction".

Ségolène Royal "a raison de parler comme elle parle, sans ambages, en disant ce qu'est aujourd'hui le sarkozysme", a estimé de son côté Arnaud Montebourg.

Laurent Fabius a en revanche pris ses distances. "Soit ce qu'elle dit est tout à fait exact et dans ce cas-là évidemment c'est scandaleux, soit ce n'est pas exact et il ne faut pas le dire", a dit l'ex-Premier ministre sur Europe 1.

L'épisode fait suite à d'autres déclarations virulentes de Ségolène Royal contre l'Elysée, quand elle a souligné que Nicolas Sarkozy n'avait joué aucun rôle dans la libération d'Ingrid Betancourt, ou après ses déclarations ironiques sur les grèves, quand elle l'avait qualifié de "roi qui s'amuse".

La bataille pour la direction du PS, qui sera désignée après le congrès PS de novembre, s'annonce très ouverte entre elle et les autres candidats possibles, Bertrand Delanoë, Pierre Moscovici ou encore Martine Aubry.

Thierry Lévêque, édité par Pascal Liétout

read below for restriction, ©2008 ReutersReuters

6 réactions à cet article
  • le 09/07/2008 à 12h38Réaction de getcarter

    elle a effectivement pété un câble Dekanoe et sarko peuvent lui dire merci encore 2 ou 3 déclarations comme ça et elle va passer derrière bezancenot...

  • le 09/07/2008 à 14h04Réaction de bajois

    pôvre Ségo , après la bravitude , la cruchitude , ......c'est le destin

  • le 09/07/2008 à 15h05Réaction de HAPPY07

    elle s'enfonce doucement mais surement... la cruchitude est effectivement le mot juste...

  • le 09/07/2008 à 15h06Réaction de claude.michaut

    je vous l'ai dit hier c'est une parano laissez tomber;elle ne connait que la bêtise et la méchanceté;Votre meilleur arme c'est de l'ignorer.Ce que devraient si ils étaient intelligents faire les médias;de plus ils rendraient service à d'autres au PS beaucoup plus calmes et,voire plus compétents que cette nullité.

  • le 09/07/2008 à 15h26Réaction de 511kev

    cette personne est prete à tout pour que l'on parle d'elle .... je ne serais pas étonné que l'on apprenne que c'est elle même qui est à l'origine de tout cela .... n'oubliez pas que son maitre en politique c'est Mitterand (l'homme du Jardin de l'Observatoire ....).

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