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Reuters07/09/2008 à 16h58 - Soyez le premier à réagir à cet article !

François Bayrou se pose en premier opposant à Nicolas Sarkozy

FRANÇOIS BAYROU ACCUSE NICOLAS SARKOZY D'ENGAGER UNE "RÉGRESSION DÉMOCRATIQUE"

PARIS (Reuters) - François Bayrou s'est posé dimanche comme le premier opposant à Nicolas Sarkozy, qu'il accuse d'engager une "régression démocratique".

Le président du MoDem, qui tente de profiter de la méforme du Parti socialiste, a fait du chef de l'Etat sa principale cible tout au long de l'université d'été de son mouvement, à Saint-Raphaël.

"On assiste à une régression d'un certain nombre des principes et des valeurs qui ont fait la République en France", a-t-il lancé en clôture des travaux.

"Dans la Constitution, la première définition de la République, le premier adjectif qui lui est accolé, c'est démocratique. Eh bien, la République en France, elle est de moins en moins démocratique, de moins en moins laïque et sociale et donc de moins en moins République", a-t-il ajouté.

François Bayrou a dénoncé à nouveau le règlement de l'affaire Tapie, la création du fichier Edvige, contre lequel il prône un mouvement de "refus républicain", le financement du RSA et le limogeage du contrôleur général de la police en Corse.

Il a également dénoncé la promotion "obligée" du disque de Carla Bruni, l'épouse du chef de l'Etat, faite par les ministres.

"J'aurais imaginé bien des choses sur la République, mais pas de voir à la sortie d'un conseil des ministres, les ministres de la République, s'étant vus remettre un disque d'une sympathique chanteuse de variétés, être obligés d'en faire la publicité au bas du perron de l'Elysée", a-t-il dit.

Face à ces "injustices", l'ancien candidat à la présidentielle de 2007 entend incarner "une capacité de résistance et une espérance". "Si on cherche une voix pour dire 'non', nous serons là", a-t-il réaffirmé.

François Bayrou a aussi a lancé, sans les nommer, un appel aux socialistes pour battre Nicolas Sarkozy en 2012.

"Le jour où la question de l'alternance sera à l'ordre du jour, la question sera celle de l'efficacité, car toute victoire électorale suppose des rassemblements", a déclaré le leader centriste.

"Nous aurons bien besoin les uns des autres le jour où il s'agira de construire ensemble."

Gérard Bon

read below for restriction, ©2008 ReutersReuters

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