Football: Raymond Domenech se dit imperméable à la pression
par Bertrand Boucey
CLAIREFONTAINE (Reuters) - Raymond Domenech se dit imperméable à la pression à quatre jours du déplacement des Bleus en Autriche pour leur premier match des qualifications de la Coupe du monde 2010.
Maintenu en poste malgré la débâcle de l'Euro en juin, le sélectionneur de l'équipe de France a une obligation de résultat dès les premiers matches qualificatifs dans le groupe sept, samedi à Vienne puis contre la Serbie au Stade de France quatre jours plus tard, avant un voyage en Roumanie en octobre.
Il assure se moquer des éventuelles pressions extérieures et n'avoir besoin de personne pour être animé d'un désir de victoire.
"Chaque fois que je rentre sur le terrain, je me dis toujours que ça peut être le dernier match", a déclaré Domenech mardi à Clairefontaine, où les Bleus sont rassemblés avant de s'envoler pour l'Autriche vendredi.
Le sélectionneur compare sa situation actuelle à celle vécue lors de sa nomination en 2004. Plusieurs joueurs, notamment Zinedine Zidane, avaient alors mis provisoirement un terme à leur carrière internationale et les Bleus avaient peiné dans les premiers matches de qualification pour le Mondial 2006.
ENROBAGE
"En 2004, le contexte était à peu près le même", s'est souvenu Domenech. "Je n'ai pas eu le sentiment qu'il y a quatre ans, la pression était moindre qu'à l'heure actuelle. Je ne la vois pas différemment."
Invité à insuffler davantage de vie en équipe de France, tant dans le jeu que dans ses rapports avec son public, il ne voit là non plus rien de nouveau.
"Si le simple fait de changer ma communication faisait gagner des matches...", a-t-il soupiré. "Je ne vais pas naturellement devenir différent, je suis comme je suis, parfois ça passe, parfois pas, c'est comme un match.
"L'essentiel, c'est d'obtenir des résultats avec l'équipe. Pour le reste, le discours est le même, il faut que les joueurs soient dans les bonnes conditions. Ça m'importe plus, le reste c'est de l'enrobage."
Le sélectionneur a beau adapter son propos à la nouvelle philosophie officielle des Bleus, il n'entend pas sacrifier son style à une quelconque exigence de spectacle.
"L'objectif, c'est de se qualifier et de plaire à son public. Ça fait quatre ans que je le répète."









