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Reuters09/07/2008 à 13h07 -  2 réactions

Demande de réouverture de l'enquête sur l'assassinat de Grégory

DEMANDE DE RÉOUVERTURE DE L'ENQUÊTE SUR L'ASSASSINAT DE GRÉGORY VILLEMIN

STRASBOURG (Reuters) - Le procureur général de Dijon demande la réouverture de l'enquête sur l'assassinat de Grégory Villemin, un enfant de quatre ans tué en 1984, un des faits divers les plus médiatisés du XXe siècle en France.

"J'ai déposé au greffe de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon une réquisition tendant à la réouverture du dossier de l'assassinat du jeune Grégory Villemin", a déclaré mercredi à Reuters Jean-Marie Beney, procureur général de Dijon.

Il répond ainsi à des demandes des parents de l'enfant et de leur avocat qui estiment que les techniques scientifiques actuelles pourraient permettre d'identifier des traces d'ADN et donc l'empreinte génétique de l'assassin, sur certains scellés, notamment des vêtements de l'enfant.

La chambre de l'instruction devrait se prononcer à l'automne.

Le corps de Grégory Villemin, quatre ans, avait été retrouvé pieds et mains liés le 16 octobre 1984 dans la Vologne, une rivière proche de son domicile de Lépange-sur-Vologne (Vosges).

Un juge d'instruction d'Epinal, Jean-Michel Lambert, avait d'abord inculpé Bernard Laroche, oncle de la victime.

Ce dernier était mis en cause par des expertises, le témoignage initial de sa belle-soeur Murielle Bolle et une lettre anonyme du tueur portant en filigrane sa signature. Ces éléments avaient été par la suite annulés pour vice de procédure.

Libéré, Bernard Laroche a été tué à coups de fusils le 29 mars 1985 par Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant.

Ce dernier a été emprisonné et condamné en 1993 à quatre ans de prison pour ce crime. Les soupçons du magistrat s'étaient ensuite portés sur Christine Villemin, la mère du petit garçon, qui fut elle-même incarcérée quelques semaines en 1985 alors qu'elle était enceinte. Elle a finalement bénéficié d'un non-lieu en 1993.

Dans ce non-lieu rendu pour "absence de charges" en sa faveur, la cour d'appel de Dijon relevait que des charges "très sérieuses" pesaient toujours sur Bernard Laroche, sans conclure formellement à sa culpabilité.

L'affaire n'a cessé de rebondir sur divers terrains judiciaires. Les époux Villemin, comme la veuve Laroche, ont obtenu des dommages et intérêts pour dysfonctionnements du service public de la justice. Une première recherche d'ADN sur les lettres anonymes envoyées avant le crime par le "corbeau" avait échoué en 2001.

Gilbert Reilhac, Thierry Lévêque, édité par Jean-Michel Bélot

read below for restriction, ©2008 ReutersReuters

2 réactions à cet article
  • le 09/07/2008 à 13h55Réaction de CHEVAL31

    Super,les éditeurs se frottent les mains,la télé remet 100 sous dans la machine et on va enfin savoir la vérité.Préparez vos vacances sur la Vologne.De toute façon on s'en fiche.

  • le 09/07/2008 à 13h58Réaction de carlesien

    et on se plaindra que les tribunaux sont engorgés !!!

Membre Boursier.com

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