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Reuters22/05/2008 à 17h03 -  3 réactions

A Paris, les syndicats affichent unité et détermination

LES SYNDICATS UNIS ET DÉTERMÉS FACE À LA RÉFORME DES RETRAITES

PARIS (Reuters) - Les dirigeants des huit principaux syndicats ont défilé côte à côte jeudi à Paris avec plusieurs milliers de manifestants pour marquer leur unité et leur détermination face à la réforme des retraites.

La plupart a estimé au vu de l'ampleur des premiers défilés en province que le rapport de forces devrait d'ores et déjà inciter le gouvernement à revoir son projet.

Force ouvrière, qui s'est fixé l'objectif de 500.000 manifestants en France en fin de journée, en revendiquait 180.000 pour les seuls cortèges de la matinée.

"Si le gouvernement reste droit dans ses bottes, ça veut dire qu'il faudra une suite, on ne pourra pas en rester là", a prévenu Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO.

"Cette journée est une journée réussie. Après un rapport de force de ce type, le gouvernement va être obligé de nous recevoir et on va remettre nos projets sur la table", a renchéri François Chérèque, le leader de la CFDT.

Pour Annick Coupé, de "Solidaires", il y a une présence importante du secteur privé dans les manifestations et le gouvernement "ne pourra pas jouer la division."

"Si ce soir, le gouvernement n'annonce pas qu'il arrête, il faudra des suites", a-t-elle dit. "Nous pensons qu'un construisant un rapport de force, nous pouvons faire reculer le gouvernement."

"TOUCHE PAS À MA RETRAITE"

Sans chercher à gommer leurs divergences sur l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans, les responsables des syndicats CGT, FO, CFDT, CFDT, CFE-CGC se sont retrouvés autour d'un mot d'ordre unique, la défense de la "retraite solidaire".

Dans un climat de mécontentement social lancé par les lycéens puis relayé par les enseignants et les pêcheurs, l'Unsa, la FSU, Solidaires et l'Unef figuraient également en bonne place du défilé, de la place de la Bastille jusqu'à Saint Augustin.

De la métallurgie parisienne aux personnels d'Air France, les manifestants ont défilé derrière les bannières de leurs syndicats respectifs, avec pour slogans : "Touche pas à ma retraite" ou "Quarante ans, c'est déjà trop."

Suivaient des agents des impôts, des salariés de l'industrie automobile, des postiers, tandis que des sans-papiers postés le long du parcours criaient: "Avec ou sans papiers, solidarité."

Le mécontentement débordait parfois celui de la question des retraites, les manifestants exprimant leurs inquiétudes sur l'emploi, le pouvoir d'achat, ou les délocalisations. "Un an Sarko, un an dans la merde", proclamait la pancarte d'un manifestant.

La Ligue communiste révolutionnaire a également déployé des banderoles au niveau du Cirque d'hiver, dans le 11e arrondissement. "On sent que le mécontentement continue à monter", a dit son porte-parole Olivier Besancenot à Reuters.

Les dirigeants syndicaux veulent oublier pour leur part les dissensions d'il y a cinq ans, quand François Chérèque, dirigeant de la CFDT, était accusé d'avoir soutenu la réforme des retraites de François Fillon en 2003.

Mais les différences d'analyse persistent. La CGT, FO, la FSU et Solidaires refusent catégoriquement l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans voulu par le gouvernement. Tandis que la CFDT en accepterait le principe si tout était fait pour améliorer la situation des seniors.

"La CFDT est la mieux placée dans la rue car nous sommes cohérents avec nous-mêmes", a dit François Chérèque.

Le responsable de la CFDT a souligné que le passage à 41 ans de cotisation était inscrit dans la loi de 2003 mais qu'il n'était pas automatique et pouvait "être différé en fonction de la situation des seniors."

"Les conditions ne sont pas réunies et donc il doit être différé", a-t-il insisté.

Le dirigeant de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que le recours systématique à l'allongement de la durée de cotisation condamnait "la masse des salariés français à un niveau de revenu légèrement au-dessus du seuil de pauvreté et non pas une retraite à taux plein."

Gérard Bon

read below for restriction, ©2008 ReutersReuters

3 réactions à cet article
  • le 22/05/2008 à 19h51Réaction de guy-dupont

    Bonsoir. Passez la frontière au nord et venez en Belgique, la durée de cotisation est de 45 ans pour obtenir une retraite complète dont le montant atteint péniblement 1000 € par mois .

  • le 22/05/2008 à 21h24Réaction de claude.michaut

    vraiment de la merde ces syndicats qui racontent n'importe quoi;ils ont qu'à aller travailler en Allemagne ils auront leur retraite à 67ans ces minables.Ils défilent pour revendiquer ce qui n'est pas revendicable surtout depuis qu'ils ont fait de leur fainéantise une véritable institution.Ils veulent quoi la révolution qu'ils commencent à la faire dans leur comportement d'irresponsables.

  • le 25/05/2008 à 20h47Réaction de roger.dietre

    Le grand-père maternel de Martine AUBRY était Allemand . Tout s'explique ....

Membre Boursier.com

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