100 salariés de la centrale du Tricastin légèrement contaminés

PARIS (Reuters) - Des salariés ont été évacués mercredi de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) à la suite d'une alerte et cent personnes ont été légèrement contaminées par des particules radioactives, a annoncé EDF.
"Suite au déclenchement de balises et conformément aux procédures de sécurité, les 97 intervenants d'EDF et d'entreprises extérieures sur les chantiers en cours dans le bâtiment ont été invités à quitter les lieux" dans la matinée, a précisé une porte-parole du groupe.
Chaque personne concernée a été conduite au service médical du site pour subir un examen complet "afin de contrôler la présence d'éventuelles traces de contamination", a-t-elle ajouté. EDF a également fait examiner 32 personnes qui avaient quitté les lieux avant l'incident.
Sur l'ensemble des personnes examinées, 39 présentent des traces inférieures au seuil d'analyse et 61 "de faibles traces de radioéléments, inférieures au quarantième de la limite réglementaire".
Au total, 100 personnes ont donc été légèrement contaminées, et non 70 comme l'entreprise l'avait indiqué dans un premier temps afin d'informer en temps réel, a souligné la porte-parole.
"Des analyses se poursuivent pour déterminer les causes de cet événement qui, qui n'a pas de conséquence ni sur la santé des personnes, ni sur l'environnement", précise EDF dans un communiqué.
Le 7 juillet, 74kg d'uranium en solution s'étaient échappés de l'usine Socatri du site de la centrale nucléaire du Tricastin à cause d'une défaillance d'une cuve de rétention.
Les autorités ont affirmé que cet incident, qui a suscité de vives réactions des écologistes, n'avait pas eu de conséquence ni sur la santé des personnes ni sur l'environnement.
Pour le réseau "Sortir du nucléaire", le "nouvel événement grave" de la contamination de salariés de l'usine survenu mercredi "met en cause l'industrie nucléaire."
"Contrairement au discours officiel qui prétend que ces contaminations ne sont pas dangereuses, Sortir du nucléaire rappelle que, dès 1990, la très officielle Commission Internationale de Radioprotection (CIPR) a admis que toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique", déclare l'association dans un communiqué.
Gérard Bon










