8 réactionsAugmenter le texteRéduire le texteImprimerEnvoyer par emailCitigroup : la descente aux enfers continue !
(Boursier.com) -- Après sa hausse initiale ce vendredi en début de séance, hausse soutenue alors par des rumeurs de cession de tout ou partie de la banque, le titre Citigroup reperd désormais 19% à 3,8$ dans un marché extrêmement nerveux sur le Nyse.
Le Wall Street Journal et le Financial Times avaient évoqué tous deux la considération par le management de Citi de cessions d'activités ou même d'une vente du Groupe entier.
CNBC ajoute ce jour, citant le PDG du new-yorkais Citigroup, Vikram Pandit, que le Groupe n'aurait pas l'intention de vendre ou scinder Smith Barney, l'unité brokerage prestigieuse. CNBC rapporte là des commentaires de Pandit durant une conférence matinale avec son staff. Pandit aurait décrit la position de capital de Citigroup comme "très forte". CNBC ajoute que des responsables de Citi l'ont informé qu'ils auraient à effectuer un changement stratégique, citant les éventualités d'une fusion ou d'une levée de fonds durant les prochains jours, afin de stopper la chute de l'action.
Pandit aurait jugé quant à lui, selon CNBC, que les rumeurs étaient au centre des problèmes de Citi.
CNBC cite par ailleurs des sources de banque d'investissement, selon lesquelles des partenaires possibles de Citigroup pourraient être Morgan Stanley, Goldman Sachs, State Street... "Goldman et Morgan ont récemment effectué leurs mutations vers un statut de holding bancaire. Ainsi, ils pourraient collecter des dépôts", juge CNBC, ajoutant cependant qu'il sera difficile pour Citi de trouver un partenaire, alors que les autres acteurs sectoriels sont aussi victimes du credit crunch et ont leurs propres problèmes.
Le Prince et homme d'affaires saoudien Al-Walid ben Talal ben Abdul Aziz Al Saoud a précisé hier jeudi qu'il allait augmenter sa participation au sein de la banque new-yorkaise. L'investisseur saoudien entend porter sa participation à 5% du capital de Citi (contre moins de 4%), et dit soutenir le management actuellement en poste. L'annonce n'avait aucunement soutenu le dossier hier en bourse, alors que le Prince est pourtant le principal actionnaire individuel de Citi.
Selon le Financial Times ce vendredi, le plongeon du titre hier soir en bourse aurait fait réagir les administrateurs de Citigroup et ses dirigeants, qui chercheraient désormais des options et solutions stratégiques, dont des cessions de tout ou partie de la banque. Des sources "proches de la situation" interrogées par le FT soulignent que ces discussions sont bien évidemment préliminaires et internes. L'option préférée du management de Citi, mené par le contesté Vikram Pandit, serait de rester indépendant...
Alors que la tourmente entourant Citi va croissante, banquiers et gestionnaires clients redoubleraient d'ailleurs d'efforts pour éviter les fuites de capitaux, précise le FT, ajoutant que la banque n'aurait pas connu de mouvements inhabituels en matière de dépôts, comptes brokerage ou d'entreprises.
Les dirigeants inquiets de Citi auraient effectué un lobbying auprès des régulateurs et hommes politiques pour agir afin d'enrayer le plongeon de son cours de bourse et de restaurer la confiance dans le secteur, explique encore le FT. Une proposition de Citi aurait été de réintroduire l'interdiction des ventes à découvert, mais il serait incertain que les régulateurs approuvent à en croire les sources du FT.






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