Citigroup : la descente aux enfers continue !

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Nasdaq / US21/11/2008 à 16h07 -  8 réactionsAugmenter le texteRéduire le texteImprimerEnvoyer par email

Citigroup : la descente aux enfers continue !

(Boursier.com) -- Après sa hausse initiale ce vendredi en début de séance, hausse soutenue alors par des rumeurs de cession de tout ou partie de la banque, le titre Citigroup reperd désormais 19% à 3,8$ dans un marché extrêmement nerveux sur le Nyse.

Le Wall Street Journal et le Financial Times avaient évoqué tous deux la considération par le management de Citi de cessions d'activités ou même d'une vente du Groupe entier.

CNBC ajoute ce jour, citant le PDG du new-yorkais Citigroup, Vikram Pandit, que le Groupe n'aurait pas l'intention de vendre ou scinder Smith Barney, l'unité brokerage prestigieuse. CNBC rapporte là des commentaires de Pandit durant une conférence matinale avec son staff. Pandit aurait décrit la position de capital de Citigroup comme "très forte". CNBC ajoute que des responsables de Citi l'ont informé qu'ils auraient à effectuer un changement stratégique, citant les éventualités d'une fusion ou d'une levée de fonds durant les prochains jours, afin de stopper la chute de l'action.

Pandit aurait jugé quant à lui, selon CNBC, que les rumeurs étaient au centre des problèmes de Citi.

CNBC cite par ailleurs des sources de banque d'investissement, selon lesquelles des partenaires possibles de Citigroup pourraient être Morgan Stanley, Goldman Sachs, State Street... "Goldman et Morgan ont récemment effectué leurs mutations vers un statut de holding bancaire. Ainsi, ils pourraient collecter des dépôts", juge CNBC, ajoutant cependant qu'il sera difficile pour Citi de trouver un partenaire, alors que les autres acteurs sectoriels sont aussi victimes du credit crunch et ont leurs propres problèmes.

Le Prince et homme d'affaires saoudien Al-Walid ben Talal ben Abdul Aziz Al Saoud a précisé hier jeudi qu'il allait augmenter sa participation au sein de la banque new-yorkaise. L'investisseur saoudien entend porter sa participation à 5% du capital de Citi (contre moins de 4%), et dit soutenir le management actuellement en poste. L'annonce n'avait aucunement soutenu le dossier hier en bourse, alors que le Prince est pourtant le principal actionnaire individuel de Citi.

Selon le Financial Times ce vendredi, le plongeon du titre hier soir en bourse aurait fait réagir les administrateurs de Citigroup et ses dirigeants, qui chercheraient désormais des options et solutions stratégiques, dont des cessions de tout ou partie de la banque. Des sources "proches de la situation" interrogées par le FT soulignent que ces discussions sont bien évidemment préliminaires et internes. L'option préférée du management de Citi, mené par le contesté Vikram Pandit, serait de rester indépendant...

Alors que la tourmente entourant Citi va croissante, banquiers et gestionnaires clients redoubleraient d'ailleurs d'efforts pour éviter les fuites de capitaux, précise le FT, ajoutant que la banque n'aurait pas connu de mouvements inhabituels en matière de dépôts, comptes brokerage ou d'entreprises.

Les dirigeants inquiets de Citi auraient effectué un lobbying auprès des régulateurs et hommes politiques pour agir afin d'enrayer le plongeon de son cours de bourse et de restaurer la confiance dans le secteur, explique encore le FT. Une proposition de Citi aurait été de réintroduire l'interdiction des ventes à découvert, mais il serait incertain que les régulateurs approuvent à en croire les sources du FT.

JN.L. - ©2008, 2010 www.boursier.com

8 réactions à cet article
  • le 21/11/2008 à 17h15Réaction de koceila

    cela ne vaut plus un kopec !!!

  • le 21/11/2008 à 17h31Réaction de ziad

    LUEUR D ESPOIR The Somali pirates, renegade Somalis known for hijacking ships for ransom in the Gulf of Aden, are negotiating a purchase of Citigroup.      The pirates would buy Citigroup with new debt and their existing cash stockpiles, earned most recently from hijacking numerous ships, including most recently a $200 million Saudi Arabian oil tanker. The Somali pirates are offering up to $0.10 per share for Citigroup, pirate spokesman Sugule Ali said earlier today. The negotiations have entered the final stage, Ali said.  ``You may not like our price, but we are not in the business of paying for things. Be happy we are in the mood to offer the shareholders anything," said Ali.      The pirates will finance part of the purchase by selling new Pirate Ransom Backed Securities.  The PRBS's are backed by the cash flows from future ransom payments from hijackings in the Gulf of Aden.  Moody's and S&P have already issued their top investment grade ratings for the PRBS's.         Head pirate, Ubu Kalid Shandu, said "we need a bank so that we have a place to keep all of our ransom money.  Thankfully, the dislocations in the capital markets has allowed us to purchase Citigroup at an attractive valuation and to take advantage of TARP capital to grow the business even faster." Shandu added, "We don't call ourselves pirates. We are coastguards and this will just allow us to guard our coasts better." .

  • le 21/11/2008 à 17h32Réaction de constantin-augier

    faillite dimanche?

  • le 21/11/2008 à 17h35Réaction de elkame

    Ce prince souvent cité déplace beaucoup d'air pour iren; ce n'est pas avec quelques 4% que l'on peut manoeuvrer. Il a été finalement assez naif de penser que son annonce allait infléchir le marché. A en croire le management, le problème de Ctigroup n'a pas son origine dans l'équilibre de ses comptes mais serait purement extérieur à la banque. Alors est-ce à nouveau M. Paulson qui laisse la rumeur s'installer pour balayer Smith Bartney du paysage new-yorkais ? L'atmosphère est assez délétère. Heureusement qu'à Bercy, le Président Sarkozy n'a pas nommé M. Bouton de la Société Générale.

  • le 21/11/2008 à 22h31Réaction de Cederik

    En tout cas, City en faillite ça serait autre chose que Lehman ... le début de l'enfer !

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