5 réactionsSociété Générale : le titre tente un rebond
(Boursier.com) -- Avec une lourde rechute la semaine dernière, de retour au plus bas sur ses planchers du mois de janvier, la Société Générale a tenté un rebond de 0,4% à 64,85 euros, aidé par une ambiance un peu plus détendue dans le secteur financier ce lundi. Le compartiment bénéficie en effet de l'annonce d'un possible plan de sauvetage concernant le rehausseur de crédit Ambac Financial qui serait imminent...
Côté SG, l'augmentation de capital de la banque de 5,5 MdsE a débuté jeudi dernier. S'il est encore trop tôt pour juger de la réussite de cet appel au marché rendu nécessaire par les pertes du trader Jérôme Kerviel (4,9 MdsE) et celles liées à la crise des "subprimes" (2,2 MdsE), la direction a mis tous les atouts de son côté pour "sécuriser" la manoeuvre, les banques d'affaires américaines JP Morgan et Morgan Stanley ayant garanti l'opération, ce qui signifie qu'elles se sont engagées à acheter les actions nouvelles qui ne trouveraient pas preneur.
Rappelons que les actionnaires ont la possibilité de souscrire, pendant une semaine, jusqu'au vendredi 29 février au soir, à des actions nouvelles, selon la parité suivante : 4 DPS donnent droit de souscrire à une action au prix très décoté de 47,50 Euros.
Dans une interview accordée aux "Echos" de ce lundi, Daniel Bouton constate que le rapport d'étape rendu la semaine dernière rapport "tord définitivement le cou à tous les scénarios fantaisistes selon lesquels nous aurions cherché un bouc émissaire pour masquer je ne sais quoi". Interrogé sur la façon dont le patron de la Société Générale a vécu la découverte de la fraude, ce dernier dit l'avoir "reçue en plein plexus !"... "Le conseil d'administration m'a demandé si j'étais prêt à continuer, à remettre la partie atteinte en ordre de marche et à surveiller que le reste fonctionne. C'est ce que je suis déterminé à faire"... "J'ai proposé ma démission par deux fois. Le conseil d'administration l'a refusée par deux fois. On ne va pas continuer comme cela éternellement. Ma démission n'est plus sur la table".
Questionné sur un possible rapprochement amical de la banque avec un autre établissement, le dirigeant "ne commente pas la probabilité d'une offre hostile"..."je ne commente pas plus la probabilité d'un rapprochement amical avec une banque étrangère, avec une banque française ou avec une banque publique. Je n'ai pas à alimenter la spéculation, aujourd'hui pas plus qu'hier".
Concernant enfin le déroulement de l'appel au marché lancé jeudi dernier, le dirigeant rappelle que, les "road shows" en Amérique et en Europe le "rendent confiant"... "Cette opération est garantie. Les résultats de l'opération de marché seront connus le 11 mars. Dès le lendemain, nous nous mettrons au boulot pour mettre en oeuvre ce qui a été promis aux actionnaires. Vous verrez que cette maison retrouvera vite sa volonté de servir et de combattre. Nous sommes en train de tourner la page".







