Paref : "La crise du subprime américain ne devrait pas avoir de conséquences sur nos activités"
(Boursier.com) -- Le Directoire de Paref, qui s'est tenu le 28 août 2007 sous la présidence de M. Hubert Lévy-Lambert, a arrêté les comptes semestriels consolidés du Groupe au 30 juin 2007 et les a soumis au Conseil de surveillance. Les revenus locatifs ont atteint 3,64 ME, contre 2,12 ME l'an passé. Le résultat brut d'exploitation a totalisé 4,05 ME, contre 1,86 ME au 30 juin 2006. Le résultat net est ressorti à 5,16 ME, contre 4,39 ME au S1 2006. Le résultat par action a été de 6,64 euros, contre 6,05 euros l'an passé (base ajustée et pondérée).
Le résultat brut d'exploitation est donc passé de 1,9 ME environ à 4 ME, soit une croissance de 118%. Après ajustement des variations de juste valeur des immeubles de placement, le résultat avant impôt s'élève à 5,6 ME (+161%).
Le résultat net consolidé semestriel 2007 s'établit à 5,2 ME environ après impôt, contre 4,4 ME en juin 2006 (+17,5%). Le 1er semestre 2006 bénéficiait du passage au régime SIIC qui s'était traduit par un produit d'impôt différé net d'exit tax de 2,5 ME, ajoute le Groupe.
Paref a réalisé au cours du semestre 12 acquisitions de biens immobiliers, incluant 2 achats de contrats de crédit-bail pour un prix total d'acquisition de 38,2 ME droits inclus et une valeur d'expertise de 40,6 ME. A cela viendront s'ajouter 2 biens acquis en juillet situés à Dax (établissements de thermalisme) et à Aubergenville (locaux d'activité) représentant un prix d'acquisition total de 21 ME, ainsi qu'une promesse en cours portant sur 16.000 m2 de bureaux et entrepôts situés à La Courneuve au prix de 11,7 ME.
Dans le cadre de sa politique de gestion active de son patrimoine, Paref a cédé au mois de mars 2007, pour 4,85 ME, les murs de l'hôtel situé rue du Helder, expertisés pour 3,25 ME fin 2005.
En juste valeur, le patrimoine immobilier de la Société s'élevait à fin juin 2007 à 111 ME, dont 110 ME pour les immeubles de placement et 1 ME pour les actifs en marchand de biens, contre 68 ME fin juin 2006 (soit une progression de +62%) et 76 ME à fin décembre 2006. Le Groupe détient également des titres de SCPI pour 5,2 ME.
L'endettement financier s'élevait, au 30 juin 2007, à 70 ME, soit un ratio LTV voisin de 60%. Les fonds propres consolidés du Groupe s'établissaient, à fin juin 2007, à 78 ME, contre 54 ME à la fin de l'exercice 2006, la progression s'expliquant notamment par l'augmentation de capital de 19,8 ME, prime d'émission comprise, réalisée en mai 2007. Par ailleurs, des bons de souscription d'achat (BSA) exerçables avant le 12 décembre 2007 ont été attribués aux actionnaires le 26 avril.
L'actif net réévalué s'élevait en valeur de remplacement à 92,3 ME à fin juin (incluant la revalorisation de la promesse en cours et des engagements fermes d'acquisition décrits), soit 94,77 euros par action, contre 88,59 euros à fin décembre 2006 et 76,86 euros au 30 juin 2006.
Après ajustement pour tenir compte des opérations sur le capital du 1er semestre 2007 en retenant le coefficient d'ajustement des actions utilisé par Euronext (0,96), la hausse est de 11% par rapport à l'ANR par action ajustée au 31 décembre 2006 et de 28% sur un an.
Après son introduction en bourse en décembre 2005 et l'adoption du statut SIIC, Paref a mené à bien son programme d'investissement 2006 (100 ME engagés) et son objectif de 150 ME pour 2007 est en bonne voie de réalisation, juge le Groupe. Parallèlement, Paref poursuit le développement de la gestion pour compte de tiers et la préparation du lancement des OPCI.
"Paref a réalisé un excellent 1er semestre avec des résultats en forte progression portés par le développement rapide de nos deux activités stratégiques, l'investissement pour compte propre et la gestion pour compte de tiers. La hausse des taux n'a pas eu d'effet significatif sur nos résultats, 95% de l'encours de crédit étant à taux fixe ou à taux variable plafonné ou swapé. La crise du subprime américain ne devrait pas avoir de conséquences sur nos activités ; elle devrait permettre de corriger certains excès du marché immobilier et générer de nouvelles opportunités, dont les acteurs prudents du marché comme Paref pourront bénéficier", conclut M. Lévy-Lambert, Président du Directoire.







