Soyez le premier à réagir à cet article !Augmenter le texteRéduire le texteImprimerEnvoyer par emailArkopharma : le groupe donne son point de vue dans l'affaire des "plantes chinoises"
(Boursier.com) -- Arkopharma tient à apporter plusieurs éclairages concernant l'affaires des "plantes chinoises", pour laquelle le groupe est en accusation depuis hier devant le Tribunal Correctionnel de Nice. Pour mémoire, plusieurs prévenus dont l'ancien président du groupe sont jugés pour homicide involontaire après le décès de 2 femmes en 2000 et 2001 après qu'elles eurent absorbé des produits de la société à base de plantes chinoises. L'accusation porte principalement sur l'importation d'une plante jugée toxique par certains au lieu d'une autre.
Dans un communiqué diffusé ce jour, le groupe basé dans les Alpes-Maritimes estime que "deux experts appelés par la défense ont apporté au Tribunal des informations scientifiques accablantes pour les thèses de l'accusation".
Arkopharma souligne ainsi que "Le Professeur Philippe Dequiedt, chef de service en néphrologie au Centre Hospitalier Régional de l'Université de Lille a expliqué au Tribunal qu'il était totalement impossible scientifiquement que les doses de poudre de plantes chinoises qu'auraient absorbées les deux femmes décédées, aient un quelconque effet toxique. Il aurait fallu, a-t-il expliqué, que ces deux femmes consomment plus de 800 gélules par jour pour atteindre un niveau toxique, ce qui n'était évidemment pas le cas. Ensuite, c'était au tour du Professeur Annie Leszkowicz, professeur de toxicologie et sécurité alimentaire à l'Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse d'éclairer le Tribunal. Elle a démontré qu'il était totalement impossible pour un laboratoire d'identifier l'origine d'un dommage toxique précis huit ans après l'arrêt de l'absorption d'un médicament ou produit. L'accusation a tout fait pour faire obstacle à ce témoignage, mais la Présidente a insisté pour avoir toute information utile à la recherche de la vérité dans ce procès".
Sans preuve de toxicité et de cause à effet, la responsabilité ne peut être établie, selon le laboratoire. "La société Arkopharma, et Monsieur Rombi à titre personnel, expriment toute leur compassion pour la perte et la souffrance des familles des deux femmes malheureusement décédées, mais c'est par la recherche des vraies causes de ces décès, et non par la simple recherche d'un coupable sans preuves, que la justice sera faite", conclut la société.
Le procureur Dubes a réclamé 2 ans de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende contre l'ancien président Max Rombi, et 7 mois avec sursis contre le pharmacien qui avait vendu les produits.








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