1 réactionLafarge : sanctionné par le Conseil de la concurrence, déposera un recours devant la cours d'appel de Paris
(Boursier.com) -- Saisi par le ministre de l'économie en juin 2000, le Conseil de la concurrence a sanctionné à hauteur de 25 millions d'euros les cimentiers Lafarge et Vicat, ainsi que leurs distributeurs, pour s'être réservé l'approvisionnement de Corse au détriment de leurs concurrents étrangers notamment grecs et italiens dont les prix étaient, en moyenne, 20% inférieurs.
Celui ci a prononcé des sanctions les sanctions suivantes :
-à la société Lafarge, il a été infligé une sanction de 17 millions d'euros ;
-à la société Vicat, 8 millions d'euros ;
-au GIE, 15 000 euros ;
-au Syndicat des négociants en matériaux de construction, 15.000 euros ;
-à la société Simat Simongiovani, 70 000 euros ;
-à la société Gedimat Anchetti, 150.000 euros.
En effet, le Conseil a estimé que Lafarge, Vicat et le Syndicat des négociants-distributeurs, se sont entendus pour que les membres du Syndicat s'approvisionnent en ciment Lafarge et Vicat pour l'essentiel de leurs besoins, et ce, pendant au moins quatre ans.
Le Conseil à également considéré que la signature d'une convention par laquelle les deux cimentiers octroyaient, pour une durée de 30 ans une exclusivité d'exploitation des infrastructures de stockage et d'ensachage de ciment du port de Bastia à un GIE regroupant les négociants-distributeurs de Haute-Corse était constitutive d'une entente.
De plus il a sanctionné une pratique de remises récompensant les négociants qui n'achetaient pas de ciments d'importation ainsi qu'une entente particulière entre deux négociants.
Enfin Le Conseil a considéré que certaines remises, accordées par Lafarge et Vicat aux membres du syndicat et du GIE, entre 1997 et 1999, étaient anticoncurrentielles. Deux négociants d'Ajaccio ont été condamnés pour avoir coordonné leur prix.
Lafarge Ciments se dit fondamentalement convaincu d'avoir agi dans le respect de la loi pour assurer la poursuite de l'approvisionnement en ciment de la Corse dans les meilleures conditions après la fin des subventions de la continuité territoriale.
le groupe dit contester le bien fondé des reproches qui lui sont fait et annonce qu'il déposera un recours devant la Cours d'appel de Paris.







