Mi-séance Paris : tente de limiter la casse
(Boursier.com) -- LA TENDANCE
Après une semaine de correction et une chute sévère à Wall Street de plus de 3% vendredi sur fond de flambée des cours du pétrole, le CAC40 tente de limiter la casse en ne reculant que de 0,10% ce midi à 4.791 points. Le pétrole, proche des 138 dollars le baril joue toujours le rôle de repoussoir auprès des investisseurs, le dollar rechutant dans le même temps à 1,58/euro, alors que Tokyo a terminé en baisse ce matin de 2,13% à 14.181,38 points dans le sillage de la place américaine qui a donc violemment plongé vendredi, inquiète au sujet de l'économie après le rapport mensuel de l'emploi, mais aussi très sensible à la nouvelle flambée des prix du pétrole. Au final, le Dow Jones a chuté de 3,13% à 12.209 points, le Nasdaq s'effondrant de 2,96% à 2.474 points.
ECO / DEVISES
Le dollar commence la semaine dans des conditions très délicates, à 1,5790 pour 1 euro. Dans l'agenda, on suivra ce lundi à 16h00 le volume des promesses de ventes dans l'immobilier américain au mois d'avril, d'après la National Association of Realtors.
Après Jean-Claude Trichet qui a laissé envisager une hausse des taux européens dès le mois de juillet, d'autres membres du Conseil de la banque centrale européenne ont enfoncé le clou en estimant que si la BCE n'avait pas relevé ses taux dès ce mois-ci, c'était juste pour ne pas déstabiliser davantage les marchés boursiers !
Rappelons que Jean-Claude Trichet a estimé que les risques pesant sur la stabilité des prix s'étaient encore accrus... Le patron de la BCE n'a donc pas hésité à expliquer que la banque centrale n'excluait pas de relever ses taux le mois prochain, et que la décision de maintenir inchangés les taux ce mois-ci n'avait été obtenue que par consensus et pas à l'unanimité.
VALEURS EN HAUSSE
* Gaz de France/Suez : gagnent plus de 2% chacun. Au moment où le dossier de l'union Suez-GDF touche au but, en vue des AG du 16 juillet, les deux titres restent fermes. Autre élément de soutien, la cotation de Suez Environnement approche à grands pas... Le pôle environnement de Suez (eau et déchets) sera en effet coté sur deux places boursières d'Euronext, Paris et Bruxelles, autour de la mi-juillet.
Le Conseil d'Administration de Suez qui s'est réuni la semaine dernière afin d'examiner et d'approuver les termes définitifs du projet de fusion avec Gaz de France, a ainsi rappelé que la parité d'échange est de 22 actions Suez contre 21 actions Gaz de France après distribution aux actionnaires de Suez de 65% du pôle Environnement.
Enfin, soutien supplémentaire et non des moindres au sein des services énergétiques, l'annonce du compromis trouvé à l'échelon européen entre les ministres de l'Energie des 27 Etats membres, qui renonce à imposer aux électriciens intégrés la séparation patrimoniale de leurs réseaux de transport. En revanche, il conviendra d'instaurer une indépendance de ces réseaux par le biais de mesures de gouvernance...
* France Télécom : +1%. Dans un entretien accordé au JDD d'hier, Gervais Pellissier estime que France Télécom pourrait retirer son offre sur TeliaSonera si son titre venait à dévisser en bourse : "Nous sommes convaincus que ce projet a du sens pour les deux groupes, mais il n'est pas indispensable pour France Télécom" a expliqué le directeur financier de l'opérateur qui souligne par ailleurs que si l'offre n'était pas reçue amicalement par les actionnaires et le management de TeliaSonera, FT n'insisterait pas : "Sans signe amical de leur part, l'opération sera difficile". Pas de relèvement de l'offre en vue non plus : "La valeur que nous avons proposée nous paraît juste".
* Total : en hausse d'1% avec les valeurs pétrolières comme Technip ou Vallourec
* Iliad : +1%. Le groupe confirme être entré en négociations avec Telecom Italia en vue du rachat d'Alice. Le prix se fonderait sur une valeur d'entreprise maximum de 800 millions d'euros, soumis à certaines clauses d'ajustement. La valeur d'entreprise reflètera d'une part la base d'abonnés actifs et d'autre part la valeur des déficits fiscaux reportables des activités acquises.
* ArcelorMittal : stable. Le groupe a annoncé aujourd'hui la signature d'un accord en vue d'acquérir Bakermet, une des principales sociétés de l'industrie du recyclage des métaux dans l'Est de l'Ontario (Canada).
VALEURS EN BAISSE
* Rhodia : rechute de 3% avec d'autres "valeurs dollar" comme Valeo ou Saint-Gobain
* Club Med : -2%. Le Club Méditerranée confirme le projet de cession de Jet tours pour un montant de 70 millions d'euros à Thomas Cook. Le Club annonce aussi un projet de prise de participation du fonds 21 Centrale Partners à hauteur de 80% dans le capital de Club Med Gym, sur la base d'une valorisation de la société de 74 millions d'euros. Les fonds dégagés par ces opérations, soit près de 100 millions d'euros, permettraient de renforcer significativement la structure financière du Club Méditerranée
* Natixis : -2%. Standard & Poor's a placé sous surveillance avec implication négative la note à long terme AA attribuée à Natixis et de son actionnaire la CNCE. Standard & Poor's a, en revanche, confirmé sa note à court terme A-1+ sur Natixis et sur la CNCE.
* Wendel : -2%. Quelle issue pour la querelle familiale au sein de Wendel Investissement ? Le patron du groupe Ernest-Antoine Seillière serait prêt, en signe d'apaisement, à renoncer à son poste de président du holding familial SLPS, qui détient 34% de la société d'investissement cotée. Dans un entretien au 'Figaro' du jour, l'ex-patron du Medef estime que la question de sa succession n'est "pas un débat nouveau". "Nous avons évoqué l'idée de revenir - comme par le passé - à deux présidents : un de la SLPS et moi président du conseil de Wendel. Je réfléchis à une proposition à faire aux actionnaires".
* EDF : stable. Le conseil d'administration de l'électricien nucléaire British Energy devrait recommander l'offre du groupe français d'ici à deux semaines, affirme le magazine anglais 'The Observer' dans son édition dominicale. D'autres candidats potentiels, dont l'allemand RWE et l'espagnol Iberdrola n'ont pas encore officiellement renoncé, mais une contre-offre de leur part paraît de plus en plus improbable, selon des sources bancaires citées par le journal.







