2 réactionsMi-séance Paris : le doute, toujours
(Boursier.com) -- LA TENDANCE
-2,3% à Tokyo ce matin pour le Nikkei, -1,5% hier soir à New York pour le S&P500 : la séance du jour en Europe ne se présentait pas sous les meilleurs auspices. Pas de surprise donc à voir le CAC40 français reculer de 1,6% sous les 4.400 points à la mi-journée, le DAX allemand céder 1,4% ou le FTSE britannique trébucher de 1,1%. La performance parisienne, parmi les pires du vieux continent avec celle de l'Espagne, s'explique par la proportion importante de valeurs financières et liées à la construction au sein de l'indice phare de la place. La publication à 11h00 d'un indice allemand ZEW, qui mesure le sentiment économique outre-Rhin, meilleur que prévu n'a pas changé la donne. Au coeur des interrogations, le secteur financier au sens large, assureurs, banques, prestataires, alors que sont réapparues les rumeurs d'un durcissement de la crise financière, avec des dommages importants pour le système bancaire américain, l'immobilier et par contagion la finance mondiale. Encore peu significatifs à cette heure de la journée, les indicateurs avancés américains sont encore colorés de rouge.
ECO / DEVISES
L'indice du sentiment économique en Allemagne, compilé par le ZEW, s'est amélioré de façon inattendue de 8,4 points en août, remontant à -55,5 points (depuis -63,9 points en juillet). L'amélioration de l'indice du ZEW témoigne d'inquiétudes modérées parmi les experts sur la perspective d'un ralentissement économique ; le récent déclin des tarifs pétroliers et la dépréciation de l'euro face au dollar a permis d'atténuer les craintes sur la conjoncture allemande, selon le Zentrum für Europäische Wirtschaftsforschung.
Les cours pétroliers restent orientés à la baisse, après le rebond de début de semaine. Le Brent livraison octobre de traite à 111,10$ (-86 cents), tandis que le brut léger américain pour septembre cote 112,10$ (-70 cents).
Au chapitre des changes, l'Euro reste sous pression, à 1,4664, en dépit de la remontée de l'indice ZEW.
Dès 14h30 aux Etats-Unis, place aux mises en chantiers de logements neufs et aux prix à la production de juillet, précédant l'indice de confiance des investisseurs compilé par State Street pour le mois d'août (programmé pour 16h00).
VALEURS EN HAUSSE
* Les hausses sont rares sur la cote parisienne, mais on retrouve par exemple Sperian en progression de 1,9% à 81 Euros, qui profite de ses vertus défensives et d'une acquisition outre-Manche.
* Belle résistance également pour Bolloré, Eurofins et Bonduelle, sur des gains de 0,4 à 1%.
* Longtemps vierge de toute hausse, le CAC40 bénéficie de la poussée haussière, modeste, de GDF Suez (+0,3% à 37 Euros) et d'ArcelorMittal (+0,3% à 51,17 Euros) pour ouvrir son compteur au vert.
* Côté petites capitalisations, Trader Classified Media s'est adjugé 122% à 0,20 Euro après avoir annoncé une distribution exceptionnelle de 3 cents, qui pourrait cependant s'arrêter là.
* CGG Veritas pointe en hausse après des débuts baissiers, sur un gain de 0,1% après que Lehman Brothers eut relevé à "surpondérer" son opinion sur la valeur.
VALEURS EN BAISSE
* Sur le SRD, de lourdes sanctions affectent les valeurs liées à la construction, avant les données sur le marché immobilier américain en juillet attendues à 14h30. Saint Gobain ou Eiffage rendent 3,5 à 4%.
* Sanction également pour toutes les spécialités du secteur financier après le plongeon constaté aux Etats-Unis et en Asie. Les assureurs (AXA à -4% à 20,79 Euros), les banques (Natixis à 3,7% à 6,02 Euros, Crédit Agricole, Société Générale et BNP Paribas en repli de plus de 2,8%), les foncières (-2,2% pour Klépierre, -3,1% pour Nexity) et les services financiers (NYSE Euronext à -3,5%).
* Le compartiment SSII paie également un lourd tribut à la baisse. Steria chute de 3,4% à 17,75 Euros, GFI de 3,2% à 4,21 Euros ou Capgemini de 2,5% à 40,77 Euros.
* SEB, Thomson, EADS et Renault reculent de plus de 3%.
* Aéroports de Paris perd 3,4% sous les 57,50 Euros après avoir fait état d'un recul de son trafic en juillet.







