Danone : danone.communities, un FCPR d'un genre nouveau

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Divers01/04/2008 à 06h28 -  3 réactionsAugmenter le texteRéduire le texteImprimerEnvoyer par email

Danone : danone.communities, un FCPR d'un genre nouveau

(Boursier.com) -- Le conseil d'administration du Fonds Commun de Placement à Risque (FCPR) danone.communities s'est réuni pour la première fois aujourd'hui à Paris. Outre Franck Riboud (président de Danone et président du FCPR), Muhammad Yunus (Prix Nobel de la Paix et vice-président du Conseil d'Administration du FCPR) et Emmanuel Faber (directeur général délégué de Danone), le conseil est composé de Gary Hirshberg, Georges Pauget, Jacques Bungert, Jay Naidoo, Jean-Michel Severino, Maria Nowak, Xóchitl Gálvez et Zinedine Zidane.

"L'histoire, l'engagement personnel ou le parcours professionnel de ces personnes motivent leur implication et leur contribution au projet danone.communities. Leur connaissance ou leur intérêt pour les problématiques des pays en développement, leur expérience avec les communautés, ainsi que leurs origines géographiques variées font de cette collaboration une vraie force pour le projet. Toutes sont convaincues qu'il y a aujourd'hui une place réelle dans l'économie pour les business sociaux", explique danone.communities.

L'ambition de danone.communities est de "promouvoir l'innovation sociétale en soutenant le développement d'entreprises sociales en cohérence avec la mission de Danone. Ces entreprises ont avant tout vocation à maximiser la valeur sociale et environnementale créée et contribuer ainsi au développement économique des pays pauvres", explique le groupe. La société Grameen Danone Foods est le premier projet à avoir vu le jour. Un an après son démarrage, cette co-entreprise entre le Groupe Danone et la banque Grameen à l'initiative de Muhammad Yunus et Franck Riboud, emploie déjà 50 salariés à l'usine de Bogra au Bangladesh qui produit 10.000 yaourts Shoktidoi par jour. Le système de distribution en porte à porte a déjà permis d'offrir un emploi à 300 femmes dans les zones rurales autour de l'usine, et 400 fermiers fournissent du lait à prix fixe pour la fabrication du produit.

En 2008, le FCPR danone.communities investira dans Grameen Danone pour augmenter le volume de l'usine à Bogra, et construire une seconde unité de production près de Dhaka. D'autres projets sont également à l'étude en Asie et en Afrique. Des partenariats seront développés avec des acteurs locaux ou des ONG à partir de ce business model original, en associant leurs savoirfaire à celui du Groupe Danone. Enfin, l'ambition du projet danone.communities est également de constituer une large communauté d'investisseurs d'un nouveau type. Animés par la volonté d'allier finance et développement durable, tous sont convaincus que la priorité des projets est l'impact social et que la rentabilité recherchée est celle nécessaire pour que cet impact soit durable.

Par ailleurs, la sicav danone.communities a été lancée grâce à la participation à hauteur de 20 ME de Groupe Danone et au soutien d'investisseurs institutionnels à hauteur de 30 ME. Elle est gérée par IDEAM, filiale de Crédit Agricole, qui en assure la commercialisation. Le prospectus agréé par l'Autorité des Marchés Financiers est disponible auprès d'IDEAM ou sur le site internet de l'Autorité des Marchés Financiers. La sicav s'appuie sur un investissement minimum de 90% dans des instruments financiers de type monétaire majoritairement ISR (Investissement Socialement Responsable) et détient, à hauteur maximum de 10% de son actif, des parts du FCPR danone.communities qui a vocation à prendre des participations dans des entreprises telles que Grameen Danone Foods.

A.B. - ©2008, 2010 www.boursier.com

3 réactions à cet article
  • le 01/04/2008 à 08h30Réaction de e-sacha

    Plus fumeux tu meurs ! Je cite : «promouvoir l'innovation sociétale en soutenant le développement d'entreprises sociales en cohérence avec la mission de Danone. » Certains matins, je me félicite de ne pas avoir fait l'ENA ! :D

  • le 01/04/2008 à 23h04Réaction de jeanpierrecanot

    Muhammad YUNUS vient de sortir son deuxième livre où il présente l’invention du siècle « Le social business ». Il faut bien sacrifier à l’américanisme ambiant, mais il est d’autant plus lamentable que ce terme nouveau vienne effacer la notion « d’économie sociale » que Muhammad YUNUS malgré tous ses mérites n’est l’inventeur de rien, et que la micro finance qui existe depuis des millénaires a été à l’origine il y a un peu plus d’un siècle du mouvement coopératif ayant permis, grâce notamment aux structures de crédit agricole d’assurer le développement de notre secteur agricole. Le Crédit Agricole lui-même, ne s’est pas reconnu dans la « micro finance » inventée par Muhamad YUNUS , et qui fut la première étape de son développement, puisqu’il vient de créer la « Grameen Crédit Agricole Fundation », en Français dans le texte qui doit définitivement et sans délai éradiquer la pauvreté ! DANONE s’en mêle, mais il se garde bien de s’intégrer complètement au « social business » dont la micro finance n’est que la composante bancaire si l’on peut dire et de créer des structures coopératives dont les sociétaires producteurs de lait tireraient seuls les avantages. Ci-dessous deux notes concernant cette affaire qui serait risible n’était-ce la situation des millions d’enfants qui meurent de faim dans le monde. …………………………………………………………………………………………………………. « Muhammad YUNUS, vient d’obtenir un Prix Nobel de la paix bien mérité, pour avoir su développer dans son pays : le Bengladesh, les principes de base de l’économie sociale que nous sommes nous-mêmes incapables de mettre en œuvre dans les pays en développement alors qu’ils - Muhammad YUNUS n’ayant rien inventé- ont été à l’origine de l’immense succès depuis plus de cent ans de structures coopératives et mutualistes européennes, notamment bancaires, dont il faut bien avoir conscience qu’ils ne peuvent en constituer que la toute première étape. Dans son livre autobiographique : « Vers un monde sans pauvreté » (JC LATTÈS 1997), le prix Nobel décrivait les difficultés rencontrées dans la mise en place de la Grameen Bank, du fait de l’opposition farouche de ceux que l’on appelle bailleurs de fonds internationaux, notamment Banque Mondiale et Fonds monétaire International. Le drame est que cela n’a rien changé aux situations effroyables que connaissent le Niger, le Darfour et bien d’autres pays où les enfants meurent comme des mouches sans que la conscience internationale s’en émeuve outre mesure. Le modèle de Muhammad YUNUS, construit de bas en haut, où l’Homme est au centre du système, reste pourtant seul capable d’enrayer les famines en permettant d’assurer cette première étape de développement économique qu’est l’autosuffisance alimentaire des pays concernés. Le problème tient à ce que ces principes s’appliquaient au Bengladesh à une population homogène dans sa pauvreté absolue et que l’on entend les appliquer à des populations hétérogènes dans leur pauvreté relative. Le résultat est : outre le fait que nous entendons mettre en place nos propres modèles d’économie sociale actuels parfaitement inadaptés, que les plus pauvres parmi les pauvres bénéficiaires des systèmes dits de micro finance sont strictement cantonnés dans ce modèle bancaire construit et géré par eux, qui, si l’on n’arrive pas à le raccorder au système bancaire traditionnel, même en conservant sa spécificité mutualiste, ne peut rester qu’une « banque des pauvres » à l’écart des grands courants de la ressource bancaire qui doit normalement irriguer tous les secteurs de l’économie. On peut lire (Sud-Ouest, 15 octobre 2006 page 1-4) que le responsable d’un grand groupe laitier Français ira au Bengladesh le 7 novembre prochain inaugurer une usine de yaourt réalisée en coentreprise avec la Gramen Bank de Muhammad Yunis . S’agit-il donc enfin d’aider les malheureux Bangladais à assurer leur autosuffisance alimentaire, si tant est que le yaourt industriel et parfaitement « sanitized » soit une priorité ? Que nenni, il ne s’agit sans doute que d’une délocalisation permettant soit d’alimenter le marché français dans des conditions satisfaisantes pour les actionnaires du groupe, soit de dégager de cet investissement une rémunération, au demeurant légitime de ces mêmes actionnaires, tant il est vrai que la croissance –la notre- ne se repaît que de déséquilibres. J’ai montré dans mon livre « Apprends-nous plutôt à pêcher ! » que toutes les actions de développement rural que nous entreprenons dans les pays pauvres sont vouées à l’échec, et le resteront tant que nous nous obstinerons à ne les mettre en place que dans notre propre intérêt, en employant de surcroît nos outils actuels au lieu de ceux que nous avons utilisé avec succès lorsque notre propre agriculture était dans la situation de celles que nous prétendons aider.

  • le 01/04/2008 à 23h06Réaction de jeanpierrecanot

    SUITE Le Crédit Agricole réinvente… : Le crédit agricole ! Le Crédit Agricole parait réinventer… : le crédit agricole, celui d’il y a plus de cent ans. Il découvre en effet au travers du modèle Gramen Bank - qui n’est que la première étape de son propre développement- la solution au développement des pays émergents,. Tout ce qui a été fait jusque là en Afrique notamment, y compris par le Crédit Agricole n’a consisté qu’à tenter de mettre en place le modèle actuel qui n’a plus rien à voir avec l’original basé sur la coopération et le mutualisme. Le Crédit Agricole français après s’être impliqué par exemple dans la création de la Caisse Nationale de Crédit Agricole du Sénégal – banque commerciale ne reposant sur aucun principe coopératif et mutualiste- s’en est retiré vingt ans plus tard après constat d’un échec prévisible dès l’origine. L’application du modèle de base qui a été à l’origine depuis cent ans du développement des agricultures européenne et en particulier française, aurait permis d’assurer la première étape du développement des pays émergents, celle du secteur primaire permettant d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. On préfère suivre la Banque Mondiale qui après avoir violemment rejeté Muhammad YUNUS et son modèle en ont fait la tarte à la crème du développement dit durable. Le rapport interne de cette même Banque Mondiale en date du 18 octobre 2007 montre bien que l’on fait fausse route, il ne donne pas pour autant les orientations qu’il conviendrait de prendre pour sortir du drame de la pauvreté et de la famine. Les Instituts de Micro Finance (il faudrait dire I.M.F pour sacrifier à l’américanisme ambiant !) ne déboucheront sur rien tant que l’on n’aura pas compris qu’il faut bancariser les populations les plus pauvres, la majorité, afin que les flux financiers résultant de leur activité ne s’évadent pas vers les banques commerciales, mais soient en permanence réinvestis dans ces activités. La construction coopérative ne doit pas chercher la ressource auprès des banques commerciales, mais auprès des plus pauvres, y compris les diasporas à l’étranger et la rediriger vers le secteur rural à financer en priorité. Le Crédit Mutuel français semble lui être le seul, mais il ne parait pas beaucoup aidé ou soutenu, à avoir compris ces notions élémentaires en développant dans divers pays d’Afrique et notamment au Sahel des structures coopératives construites à partir de la base où les flux financiers liés à l’activité agricole notamment ne s’évadent plus vers les banques commerciales –qui refusent de prêter à l’agriculture- mais sont, respectant en cela le principe de proximité tant géographique que sectorielle de la coopération, en permanence et entièrement réinvestis dans le secteur primaire. Il est en outre le seul à s’intéresser au rapatriement des sommes de la diaspora africaine en France en évitant qu’elles ne soient taxées à plus de dix pour cent par les officines qui en assurent le transfert. Les sommes concernées au lieu d’être thésaurisées ou affectées à des investissements de prestige (immeubles ou troupeaux improductifs), sont intégralement injectées dans le secteur rural. Les ONG, qui prétendent elles aussi avoir inventé la micro finance, oublient que ce principe de base dont l’efficacité repose sur une évolution contrôlée remonte à la plus haute antiquité, on connaissait les principes coopératifs à Babylone, et les tontines ne sont pas une invention particulièrement récente. Ces mêmes ONG, dont les bonnes intentions ne sont pas contestables mais l’enfer n’en est-il pas pavé ? interviennent par ailleurs de façon incohérente voire désordonnée dans la mise en œuvre des outils de financement du secteur primaire ce qui enlève toute efficacité à ces outils. Bon vent à la fondation ! Une de plus. Jean-Pierre Canot auteur de « Apprends-nous plutôt à pêcher ! »

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