ABN Amro : le patron de Barclays affiche sa confiance dans son offre
(Boursier.com) -- John Varley, le directeur général de Barclays, ne perd par le moral ! Il défend ce matin dans le 'Financial Times' l'offre de la banque britannique sur la néerlandaise ABN Amro, également convoitée par Royal bank of Scotland (RBS).
Selon le dirigeant, malgré le peu chevauchements géographiques entre les activités de Barclays et d'ABN Amro, les synergies seraient substantielles en cas de fusion, en raison de l'importance croissante des nouvelles technologies dans les métiers bancaires.
"Si j'examine la base de coûts de notre banque de détail et commerciale, j'estime qu'environ 70% de ces coûts sont indépendants de la situation géographique des activités (...). Ce qui compte en matière de synergies... ce sont les chevauchements fonctionnels, davantage que géographiques".
Barclays a chiffré les économies attendues d'un rachat d'ABN Amro à 2,8 MdsE, notamment par la suppression de 23.000 postes.
Le consortium mené par RBS, avec Fortis et Santander, table de son côté sur un démantèlement d'ABN Amro pour extérioriser davantage de valeur. De nombreux observateurs s'attendent à ce que Barclays relève son offre (entièrement formulée en titres), qui valorise la cible à 64 MdsE, alors que l'offre rivale de RBS est supérieure, à plus de 71 MdsE.
Toutefois, Barclays devrait attendre la décision de la Cour Suprême néerlandaise au sujet de la vente de LaSalle, filiale américaine d'ABN Amro, à Bank of America. Cette cession, prévue dans le cadre de l'offre de Barclays, a été gelée début mai par le tribunal de commerce d'Amsterdam. Ce dernier a estimé que l'opération devait d'abord être soumise au vote des actionnaires d'ABN Amro. La décision finale de la Cour Suprême est attendue courant juillet.






