DernierVariationFourchetteOuverturePlus hautPlus basVolume
1,15- 3,36 %1,07 / 1,151,181,181,075 850
Cotation du 05/12/2008 à 17h35NYSE Euronext
Rendement '*': NC Prochaine date : NC
Conseil introduction
Notre Avis : positif07/04/2006 à 08h27

Introduction sur Alternext

(Boursier.com) -- Licorne. Petit acteur de la maroquinerie, Lamarthe, dont l'emblème reconnaissable est une licorne, n'a jamais sacrifié sa notoriété aux sirènes d'un développement à tout va, forte d'un positionnement haut de gamme... La majeure partie du chiffre d'affaires est réalisée par les ventes de sacs à main, distribués dans tous les circuits majeurs de détaillants, mais aussi dans quelques boutiques en France et Espagne, dont certaines sont détenues en propre. Au total, son implantation concerne 25 pays. Pour l'instant, la France et l'Espagne représentent près de 70% de l'activité de la société et l'Asie seulement 3%. Pour ce qui est des chiffres, le groupe a résolu son problème de rentabilité rencontré en 2004 (perte nette de 0,57 ME) en délocalisant sa production en Roumanie, où les coûts salariaux sont trois fois moins élevés qu'en France ou Italie.

Passage dans le vert. En 2005, le résultat net est donc passé dans le vert à 0,19 ME. Mais les effets de la délocalisation ne s'étant fait sentir que lors du dernier trimestre, on peut s'attendre à une progression plus importante du résultat net en 2006. D'un point de vue capitalistique, Mario Gardini et Massimo Bianchi, même s'ils cèdent une partie de leur participation, garderont le contrôle et ne souhaitent pas le céder. Lamarthe vient donc chercher 4 ME en bourse, qui serviront à financer de nouvelles ouvertures de boutiques et le lancement de nouvelles lignes de produits : les bagages puis des lignes masculines. La communication, décisive dans le secteur du luxe, sera aussi un grand cheval de bataille pour le groupe.

Question de valorisation. Le milieu de la fourchette indicative laisse entrevoir une valorisation de 19,5 ME, soit 1,4 fois le CA 2005. La comparaison avec d'autres acteurs du secteur est difficile: Longchamp, qui n'est pas coté, ou Lancel, qui appartient à Richemont, sont les deux sociétés qui se rapprochent le plus de Lamarthe. En tout cas, l'activité de Lamarthe ressort plus faiblement valorisée que celle du leader du secteur du luxe, LVMH, (2,8 fois, soit le double), ou que celle d'Hermès (plus de 5 fois). Mais cette prime dont bénéficient les leaders du secteur est moins vraie pour les plus petits acteurs proches de Lamarthe par la taillle. Un maroquinier comme Le Tanneur n'est valorisé que 0,5 fois son CA. En termes de PER 2006, même chose, avec des chiffres supérieurs à 20 ou 25 pour les grands acteurs du luxe et inférieurs pour les plus petits... Sauf Lamarthe... dont le PER 2006 ressortirait autour de 24, d'après les prévisions d'Invest Securities...

Pour le long terme seulement

Arnaud Bivès - ©2006, 2008 www.boursier.com

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