11 réactionsAugmenter le texteRéduire le texteImprimerEnvoyer par emailUS / Eco : W. Buffett met en garde contre les dangers de la planche à billets
(Boursier.com) -- Dans les colonnes du "New York Times" ce mercredi, le gourou de Wall Street, Warren Buffet, dresse un parallèle entre les conséquences potentiellement dévastatrices ("effet papillon")des émissions de carbone, et le même impact à long terme, des "émissions de billets verts". Il affirme notamment que les États-Unis doivent être au courant des conséquences involontaires d'une dette publique excessive...
"L'automne dernier, notre système financier était au bord de l'effondrement et une dépression menaçait l'économie. La crise nécessitait au gouvernement de montrer une certaine sagesse, du courage et de la détermination. Heureusement, la Réserve fédérale et les principaux responsables économiques à la fois dans les administrations Bush et Obama ont répondu bien plus que de la nécessité" écrit le milliardaire américain dans le NYT. "Ils ont fait des erreurs, bien sûr. Mais comment pouvait-il en être autrement quand, des indestructibles piliers de notre structure économique étaient au bord de l'effondrement?"
"L'effondrement", affirme Warren Buffett, a été évité, grâce à "un puits jaillissant d'argent fédéral, qui a joué un rôle essentiel dans le sauvetage de l'économie."
Néanmoins, Buffett continue de mettre en garde : "d'énormes doses de médicaments monétaires continuent d'être administrés, et, pendant longtemps, nous devrons faire face à leurs effets secondaires. Pour le moment, la plupart de ces effets sont invisibles et pourraient en effet rester latent pendant une longue période", mais cela ne durera pas...
Le déficit budgétaire américain devrait atteindre le montant record de 1.841 Md$ pour l'année fiscale qui se termine le 30 septembre 2009. Buffett explique ainsi que la "dette nette" de la nation augmente à un rythme de plus de 1% par mois et d'ici la fin de l'exercice, représentera environ 56% du PIB, contre 41% l'an passé. "Certes", d'autres pays, comme le Japon et l'Italie, ont des ratios plus élevés, et personne ne peut connaître aujourd'hui le niveau exact de dette nette à partir duquel les États-Unis perdront leur réputation en terme d'intégrité financière. Mais encore quelques années comme celle-là et nous allons le découvrir", explique le PDG de Berkshire Hathaway.
Une fois la reprise acquise, le Congrès devra mettre fin à l'augmentation du ration dette/PIB, et maintenir la croissance de l'émission d'obligations, en ligne avec celle des ressources du pays .... Les dépenses publiques représentent actuellement près de 185%des recettes, de grands changements dans les impôts et les dépenses sont donc nécessaires. ..







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