83 réactionsAugmenter le texteRéduire le texteImprimerEnvoyer par emailPétrole : un trader manipule les cours et perd 10 M$ à Londres
(Boursier.com) -- Décidément, la crise ne décourage pas les émules de Jérôme Kerviel ! Selon la presse britannique, un trader a provoqué mardi matin à lui tout seul un pic passager du cours du baril de pétrole Brent au-dessus de 73$, un pari qui s'est conclu par une perte de 10 M$ pour son entreprise, PVM Oil Associates.
Une mésaventure dont cette société, qui n'est autre que le plus gros courtier mondial pour les opérations de gré-à-gré sur le pétrole, se serait bien passée ! PVM Oil Associates a fait savoir hier qu'elle avait été "victime de transactions non autorisées" qui l'avait forcée à liquider à perte des positions importantes prises sur des contrats à terme sur le Brent.
C'est un coup dur pour l'image de PVM, dont le capital est entièrement au mains de ses associés, d'autant que son PDG, David Hufton, est un détracteur de la spéculation ! Il a notamment accusé publiquement certains de ses concurrents d'être des "casinos électroniques du pétrole"...
Mardi matin à Londres, le cours du Brent avait gagné 2,5$ en une heure, passant de 71$ à 73,5$, sans qu'aucun événement extérieur ne paraisse justifier cette flambée... Pendant cette même heure, des contrats à terme portant sur plus de 16 millions de barils ont changé de main, soit plus de deux fois la production quotidienne du no1 mondial, l'Arabie Saoudite ! D'habitude, ce sont en moyenne 500.000$ qui s'échangent à cette heure de la journée à Londres.
Le trader de PVM Oil Associates serait ainsi à l'origine de la moitié de ces volumes, le reste étant le fait d'autres professionnels ayant suivi le mouvement...
Alertée par PVM, la FSA, le gendarme de la Bourse britannique, enquête actuellement sur l'affaire. Quant au trader, un salarié pourtant expérimenté selon la presse, il aurait été suspendu immédiatement par PVM après ses exploits de mardi.
A noter que c'est la deuxième fois cette année que les excès d'un trader affectent le marché de l'or noir : en mai, un employé de Morgan Stanley a été interdit d'exercer par la FSA, après avoir caché des pertes sur des transactions passées après des déjeuners... un peu trop arrosés.








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