Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC regagne plus de 4% sur la semaine, vers les 4.900 pts

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Point hebdo04/04/2008 à 17h45 - Soyez le premier à réagir à cet article !

Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC regagne plus de 4% sur la semaine, vers les 4.900 pts

(Boursier.com) -- La semaine boursière s'est finalement révélée très positive sur les places mondiales. Simple sursaut technique ou début d'un rebond durable, le CAC 40 a repris quoi qu'il en soit plus de 4,3% sur la semaine écoulée, de retour sur les 4.900 pts. Wall Street s'est également bien comporté, avec une hausse de 3% pour l'heure du Dow Jones depuis lundi, et un gain de... 5% sur l'indice Nasdaq Composite sur cinq séances. Les investisseurs n'ont pas été choqués en début de semaine par les annonces de nouvelles dépréciations bancaires chez Deutsche Bank ou UBS. De même, le succès de l'appel aux marchés de l'américain Lehman Brothers a été salué par les opérateurs. Sur le front économique, les dernières statistiques ont été contrastées aux États-Unis, signalant une fois encore le risque important de récession sur la première moitié de l'année. Le Président de la Fed Ben Bernanke a d'ailleurs joué la transparence, admettant cette probabilité forte d'une contraction de l'économie US sur le 1er semestre.

Le CAC 40 a repris 0,27% en clôture ce vendredi à 4.901 pts. Sur la semaine, l'indice phare parisien a flambé de 4,3%. Au palmarès hebdomadaire du CAC, Alcatel-Lucent pointe pour une fois en tête des hausses avec une performance de 11% sur cinq jours, de nouveau sur les 4 euros. EDF a également affiché un gain à deux chiffres en bourse cette semaine. Le titre Bouygues a pris lui aussi environ 10% depuis lundi, récupérant suite à la récente purge, de retour dans la zone des 44 euros. Gains copieux également pour les valeurs EADS, Axa, Suez, Gaz de France, Crédit Agricole, Air France KLM, Accor, Pernod Ricard ou STMicroelectronics, avec des avancées de 6% à 10% sur la semaine écoulée ! En baisse, Michelin, PPR et Peugeot ont sous-performé avec des pertes de 2 à 3% sur la semaine.

Dans l'actualité économique aux États-Unis cette semaine, deux ISM rassurants ("moins mauvais qu'attendu"), un plan Paulson pour le moyen terme, et des prévisions économiques à court terme de Ben Bernanke. Enfin, le rapport de l'emploi décevant publié ce vendredi ravivait dans le même temps les espoirs de baisse des taux...

Le Secrétaire US au Trésor Henry Paulson dévoilait lundi le projet d'une nouvelle organisation des autorités de régulation financières et de marché et des mesures associées à cette refonte. Selon ce plan, la Fed américaine verrait ses responsabilités renforcées, devenant un "régulateur de stabilité de marché", en plus de sa double fonction de stabilisation des prix et de soutien de la croissance. La Federal Reserve américaine dont les récentes injections de fonds ont permis de maintenir la liquidité sur les marchés. Henry Paulson demande aussi de nouvelles autorisations pour la Fed, lui permettant de mieux contrôler les grands établissements financiers. Après le sauvetage de la banque d'affaires Bear Stearns, Paulson et l'administration Bush désirent donc une meilleure régulation du système et un meilleur contrôle de ses principaux acteurs. L'encadrement des grandes firmes de Wall Street et des banques majeures devrait donc être lui aussi amélioré. La Fed aurait alors la possibilité d'étudier les comptes de toute entreprise financière afin d'éviter un nouveau dérapage.

Selon le Département américain au Commerce mardi, les dépenses de construction ont reculé de 0,3% en février 2008 aux États-Unis, avec l'activité résidentielle (pratiquement 1% de déclin en février). Le consensus de place concernant les dépenses globales de construction sur février était celui d'une baisse de 0,9%.

Selon l'Institute for Supply Management américain mardi, l'indice ISM manufacturier US a progressé de 0,3 point de pourcentage en mars 2008, s'établissant à 48,6 contre 48,3 en février 2008. L'indicateur restait inférieur à la barre des 50, indiquant une contraction de l'activité, mais il dépassait le consensus.

Le Président de la Fed Ben Bernanke livrait un nouveau témoignage économique devant le Congrès américain mercredi. Il considère avec sérieux l'hypothèse d'une récession aux États-Unis sur la première moitié de l'année, dans un contexte de crise immobilière, financière et du crédit. Bernanke selon lequel le PIB américain pourrait ne pas progresser, voire se contracter, durant le 1er semestre 2008. Concernant le second semestre, Bernanke se montre plus optimiste et espère une reprise de la croissance, avec les effets des réductions de taux et l'impact du plan de relance économique de l'administration Bush. Bernanke avoue donc que les États-Unis traversent actuellement une période très difficile, mais se montre confiant quant à une probable reprise ultérieure.

A propos des taux cette fois, Bernanke juge donc que la politique monétaire, couplée à la politique fiscale, devrait soutenir à terme la reprise de l'expansion économique. Le Président de la Fed n'exprimait cependant pas clairement les intentions de la Fed, qui a déjà ramené le taux des fonds fédéraux, son principal taux directeur, à 2,25%. Les économistes de la place espèrent quant à eux un nouvel assouplissement monétaire le 30 avril prochain, lors de la réunion FOMC du Comité de politique monétaire de la Banque Centrale américaine.

D'après le Département américain au Commerce ce mercredi, les commandes à l'industrie ont reculé de 1,3% en février 2008 aux États-Unis, soit une baisse supérieure au consensus des économistes (-0,8%), après une chute de 2,3% en janvier.

Selon l'Institute for Supply Management américain jeudi, l'indice NMI/PMI des services US (indicateur non-manufacturier) a atteint 49,6 en mars 2008, contre 49,3 en février. L'indicateur montrait une progression de 0,3 point de pourcentage, même s'il indiquait toujours une contraction légère de l'activité. L'indice d'activité / production a grimpé de 1,4 point à 52,2, contre 50,8 en février. L'indice des commandes nouvelles a été de 50,2, contre 49,6 le mois précédent.

Selon le Département au Travail américain ce vendredi, l'économie US a détruit encore 80.000 emplois non-agricoles en mars 2008. Un niveau de destructions de postes supérieur au consensus des économistes. Par ailleurs, le taux de chômage est remonté à 5,1% aux États-Unis en mars, au-dessus des attentes, contre 4,8% précédemment. Un taux de chômage qui atteint un sommet depuis septembre 2005, comme les inscriptions au chômage dernièrement annoncées. Au cours du premier trimestre, les destructions d'emplois ont été de 77.000 par mois en moyenne.

JN.L. - ©2008, 2009 www.boursier.com

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