6 réactionsEconomie : Christine Lagarde se félicite
(Boursier.com) -- Christine Lagarde s'est félicitée de l'action de la Société de financement de l'économie française (SFEF) qui, une semaine après sa création, a accordé aujourd'hui ses premiers prêts au secteur bancaire pour un montant total de 5 MdsE.
7 banques ont bénéficié de cette opération : La Caisse des Dépôts a octroyé à la SFEF un prêt relais pour le financement de cette opération.
Dans les circonstances de marché actuelles, où les banques ont des difficultés à se financer sur les marchés de capitaux, la SFEF a pour mission d'emprunter avec la garantie de l'Etat pour accorder des prêts d'une durée maximale de 5 ans aux banques afin de leur permettre de développer le crédit aux ménages, aux professionnels, aux entreprises notamment les PME et aux collectivités locales.
Pour accéder à ce guichet de financement, les banques se sont notamment engagées par convention avec l'Etat à maintenir un rythme de 3 à 4% de progression annuelle de leur encours de crédits à l'économie.
L'action de la SFEF s'inscrit dans le cadre du plan national pour financer l'économie adopté en Conseil des ministres le 13 octobre et mis en oeuvre par la loi de finances rectificative pour le financement de l'économie du 16 octobre 2008.
En vertu de cette loi, la SFEF dispose d'une garantie de l'Etat à hauteur de 320 MdsE jusqu'au 31 décembre 2009. Christine Lagarde a pris un premier arrêté de garantie pour cette opération de 5 MdsE. L'Etat facturera aux banques sa garantie en accord avec les recommandations établies par la Banque Centrale Européenne.
L'action de la SFEF complète la proposition de l'Etat d'apporter 10,5 MdsE de fonds propres au secteur bancaire en souscrivant à des émissions de titres subordonnés par la Société de prise de participation de l'Etat (SPPE). Pour souscrire à ces émissions, la SPPE dispose de la garantie de l'Etat à hauteur de 40 MdsE pour lever des financements sur les marchés. Six banques ont déjà fait part de leur intérêt d'émettre des titres subordonnés. Ce deuxième dispositif est actuellement soumis à l'examen de la Commission européenne. Il est réservé aux banques qui respectent les ratios réglementaires de solvabilité, ce qui est le cas des banques françaises.
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