50 réactionsAugmenter le texteRéduire le texteImprimerEnvoyer par emailDevises : l'Euro, cible de "hedge funds" visant la parité avec le Dollar ? ('Wall Street Journal').
(Boursier.com) -- L'Euro fait jaser dans les dîners en ville à Manhattan... Selon le 'Wall Street Journal', les dirigeants de plusieurs grands "hedge funds" se sont rencontrés lors d'une dîner, le 8 février dernier, et ont fait le pari que l'Euro chuterait jusqu'à atteindra la parité de un pour un face au Dollar, soit un nouveau plongeon de l'ordre de 25% ! Cette réunion informelle serait légale et ne pourrait pas être considérée comme de la collusion, estime le quotidien newyorkais.
Parmi les fonds représentés, se trouvaient SAC Capital Advisors, Greenlight Capital, et Soros Fund Management, dont le patron George Soros, a mis en garde la semaine dernière contre un "éclatement de l'Euro" si l'Europe ne mettait pas ses finances en ordre. Sous le coup des inquiétudes liées à la dette de la Grèce et d'autres pays d'Europe du Sud (Espagne, Portugal...), l'Euro a déjà perdu plus de 10% de sa valeur depuis décembre dernier, quant il évoluait à plus de 1,50$. Un retour sur les 1$ permettrait aux fonds spéculatifs d'engranger des profits très élevés, car ils utilisent un effet de leviers allant jusqu'à 20 fois leur mise (apport de 5 M$ et emprunt de 95 M$ pour investir 100 M$ par exemple).
Rappelons qu'en 1992, des fonds spéculatifs emmenés par George Soros avaient précipité la chute de la Livre britannique, forçant la Grande-Bretagne à se retirer du système monétaire européen. Toutefois, les volumes en jeu sur le marché de l'Euro sont très nettement supérieurs aujourd'hui à ceux de la Livre dans les années 1990, ce qui rend plus difficile pour quelques fonds d'influencer la tendance générale. Malgré cela, ces fonds ont toutefois clairement les moyens d'accentuer la pression actuelle sur la monnaie européenne.
Les fonds spéculatifs, du moins ceux qui se sont placés opportunément, apparaîtraient donc comme les grands bénéficiaires si la monnaie européenne venait à souffrir davantage. Mais la situation n'est sans doute pas pour déplaire à Washington, car d'une part elle permet de redorer un peu le blason du dollar, et surtout elle masque la propre situation de déséquilibre budgétaire des Etats-Unis, qui plus est à une période économique délicate pour l'équipe Obama.







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