(Boursier.com) -- Le fonds 'Agressor' de la société Financière de l'Echiquier, a pour domaine d'investissement les valeurs européennes (stock-picking à long-terme) et de trading (à court terme).
Depuis 2005, Safran est l'un des choix forts d'Agressor, motivé par deux catalyseurs : le potentiel de création de valeur de l'activité de propulsion aéronautique et la normalisation du mode de gouvernance de cette ancienne entreprise publique dans l'intérêt de tous ses actionnaires.
Cependant, les gérants soulignent qu'ils ont dû faire face à plusieurs vents contraires sur ce dossier. D'abord, Safran est resté sur le tarmac plus longtemps que prévu avant de "se délester" de son activité de téléphone mobile lourdement déficitaire. Ensuite, le groupe a subi la forte dépressurisation du dollar (de 1,10E à 1,60E), conditions de vol très préjudiciables pour Safran puisque ses ventes sont quasi exclusivement libellées en dollars alors qu'une partie non négligeable de ses coûts de production est encore en euros (5Md$ d'exposition nette).
Malgré toutes ces turbulences, les gérants expliquent qu'ils sont "restés à bord, convaincus du bien-fondé de notre feuille de vol et de la qualité des catalyseurs d'origine. La pépite du groupe s'approche progressivement de sa vitesse de croisière : le métier de propulsion consiste non seulement à vendre des moteurs neufs mais surtout à fournir des rechanges pour remplacer les pièces usées par les heures de vol. Cette activité de rechange est récurrente, extrêmement margée selon nous, et surtout bénéficiera de la nécessité croissante d'entretien des 6700 moteurs de dernière génération livrés ces dernières années... La perspective de la normalisation du mode de gouvernance a été actée avec la nomination d'un nouveau commandant de bord, Jean-Paul Herteman, en succession de Jean-Paul Béchat, avec une volonté forte de prouver que Safran travaille pour l'ensemble de ses actionnaires".
Seul bémol, le conseil a utilisé une dérogation autorisée par les statuts de l'entreprise pour "rehausser" la limite d'âge du président du conseil de surveillance, Francis Mer. Cette dérogation autorise le conseil de surveillance à déroger à la règle de la limite d'âge du président sans recours à une résolution en Assemblée Générale des actionnaires.
Au mois d'avril, le fonds a bondi de 18% alors que le SBF 250 a progressé de 10 % dans le même temps.
Au final, les principales positions en portefeuille sont Rexel (4,6%), Seb (4,5%), Safran (4%), Altran (3,5%), Steria (3,5%), Fimalac (3%), Michelin (3%), Rallye (3%), Thales (2,9%) et Wendel (2,9%).
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