(Boursier.com) -- Le fonds 'Agressor', de la société Financière de l'Echiquier, a pour domaine d'investissement les valeurs européennes (stock-picking à long terme) et le trading (à court terme).
Le mois dernier, le fonds affiche une progression de 1,3% tandis que l'indice SBF 250 bondit de 4,7%.
Le mois de mars a été marqué par la valse des chefs d'entreprises (Valeo, Peugeot, Banques Populaires, Wedel, etc). "Licencier un dirigeant qui a échoué est souvent un geste positif pour redynamiser une société. Dans la période actuelle, c'est aussi un moyen pour l'Etat de reprendre le pouvoir ou pour les actionnaires de trouver un responsable aux déboires de leur société.
Or, dans une période où l'accès au capital est difficile, il est important de comprendre les enjeux et les conséquences de ces changements de management. Un dirigeant nommé par l'Etat à la tête d'une entreprise sans actionnaire de référence représente un vrai risque pour l'actionnaire minoritaire. En effet, l'augmentation de capital, l'opération la plus dilutive, est alors souvent privilégiée pour redonner de la flexibilité financière. On parle ainsi d'augmentation de capital chez Valeo dont le nouveau président est issu de la haute fonction publique. A l'opposé, ArcelorMittal, une entreprise autrement plus endettée mais contrôlée par l'actionnariat familial, a réussi à émettre une obligation convertible, ce qui a permis de déstresser la dette du groupe avec un très faible effet dilutif", expliquent l'équipe de gestion.
Dans ce contexte, Agressor confirme sa conviction de toujours privilégier les entreprises contrôlées par un actionnaire de référence fort qui a les mêmes intérêts que les actionnaires minoritaires.
C'est, par exemple, le cas de Bourbon, société de services parapétroliers, contrôlée et gérée par Jacques de Chateauvieux, qui a vu son cours de bourse chuter parallèlement au prix du pétrole.
Parmi les mauvais élèves de l'année passée, les gérants renouvèlent leur confiance à Steria. Ils expliquent : "Le groupe a publié d'excellents résultats 2008 avec une diminution de plus de 25% de sa dette grâce à l'excellent travail du management sur la trésorerie. Après cette annonce, le titre est monté de plus de 20% sur le mois de mars. Cela reflète le très fort impact sur le marché qu'ont les entreprises capables de rassurer sur leur capacité à gérer leur endettement".
Au final, les principales lignes en portefeuille sont Rexel (4,6%), Seb (4,1%), Altran (3,6%), Steria (3,3%), Heineken (3,2%), Safran (3,1%), Rallye (3%), Fimalac (3%) et Scor (3%).
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