Boursier.com : Que pensez-vous du contexte actuel ?
P.C. : L'horizon s'est dégagé pour la fin d'année avec un rallye possible sur les marchés actions. Des questions demeurent pourtant au sujet de la supervision bancaire, de l'évolution du dossier grec, de la demande d'aide de la part de l'Espagne...On pourrait avoir un accord avec l'Allemagne permettant d'obtenir un délai dans le cadre de la restauration des finances publiques des pays à risque. Dans ce cadre, des progrès sensibles ont déjà été réalisés en Espagne ou en Italie...Il convient toutefois d'assouplir le critère des 3% du déficit public sur 2013 afin d'étaler le rééquilibrage des comptes publics dans le temps.
Boursier.com : La conjoncture économique demeure pourtant déprimée...
P.C. : En dépit de la difficulté des temps, la plupart des grandes entreprises sont parvenues à préserver leur niveau de rentabilité. Face à un environnement économique déprimé, les sociétés s'adaptent rapidement. De plus, leur forte exposition à l'international leur permet de bénéficier de poches de croissance.
Boursier.com : Que recommandez-vous aux investisseurs ?
P.C. : Les obligations privées devraient retrouver leurs lettres de noblesse. Elles apportent de la sécurité, si l'on sélectionne les bonnes signatures, et du rendement.
Boursier.com : Quelles actions avez-vous choisies ?
P.C. : Nous avons pris position sur les valeurs bancaires alors qu'elles étaient particulièrement délaissées. La valorisation du secteur financier demeure globalement basse alors que le risque systémique semble écarté. Le modèle de la banque universelle à la française est solide grâce à l'importance de la clientèle captive. La reprise des indices se fera grâce aux valeurs financières mais aussi via les cycliques.
Boursier.com : D'autres idées sur le marché parisien...
P.C. : Dans la catégorie des valeurs cycliques, Saint-Gobain ou Schneider constituent des opportunités intéressantes. Vivendi délivre un bon rendement tout en étant à la veille d'une recomposition de son périmètre d'actifs. En Espagne ou en Italie, on trouve également de nombreuses actions à de faibles niveaux de valorisation.
Propos recueillis par Christophe Voisin - ©2012, 2013 www.boursier.com




