Boursier.com : Pensez-vous que la Grèce finisse par sortir de l'Euro ?
A.D. : Le scénario le plus probable porte sur le maintien de la Grèce dans l'Euro. Cette hypothèse implique pourtant que les marchés demeureront chahutés pendant quelques mois voire quelques trimestres. En effet, les problèmes ne seront pas probablement résolus définitivement. La question du maintien de la Grèce dans l'Euro continuera en effet de se poser chez de nombreux opérateurs...Le second scénario est celui d'un retrait ordonné de la Grèce. Une communication massive alors sera mise en place pour expliquer qu'il s'agit d'un cas isolé et spécifique afin d'éviter la contagion. Ce retrait ordonné permettra d'enlever une épée de Damoclès et de résoudre définitivement la question de la Grèce.
Boursier.com : Quel est le dernier scénario ?
A.D. : La sortie de la Grèce de l'Euro ne serait que le premier pas de l'éviction de plusieurs pays périphériques avec un phénomène de contagion économique et politique.
Boursier.com : Que pensez-vous de la conjoncture européenne ?
A.D. : La situation de l'économie européenne n'est pas dramatique avec des fondamentaux relativement stables.
Boursier.com : Les marchés actions sont-ils attractifs ?
A.D. : En dépit d'un contexte politique très compliqué avec la question du maintien de la zone Euro en son état actuel, les investisseurs de long terme peuvent commencer à investir en bourse. Dans l'ensemble, les valorisations sont faibles, le Per moyen du Cac est ainsi inférieur à 10...Si on est averse au risque, il vaut mieux attendre encore avant d'investir en actions.
Boursier.com : Les obligations sont-elles intéressantes ?
A.D. : Les obligations sont moins volatiles que les actions. On peut porter les titres obligataires jusqu'à l'échéance en figeant ainsi le rendement. La seule crainte en la matière porte sur le défaut de l'émetteur.
Propos recueillis par Christophe Voisin - ©2012, 2013 www.boursier.com




