Ana Harris, Directrice des Stratégies Actions chez State Street Global Advisors

Ana Harris Directrice des Stratégies Actions chez State Street Global Advisors

Nous sous-pondérons les actions des marchés développés hors Etats-Unis!

Boursier.com : Quels sont les faits marquants des derniers mois ?

A.H. : Au sein du cadre global, on note tout d'abord une montée du protectionnisme. Ce phénomène est de nature à limiter ou entraver la progression des échanges internationaux. Par ailleurs, les effets des politiques monétaires non conventionnelles montrent peut-être leurs limites. En revanche, on pourrait observer dans un proche avenir un retour des politiques budgétaires comme soutien à la croissance...

Boursier.com : Comment construire aujourd'hui un portefeuille ?

A.H. : Alors que la croissance économique mondiale est devenue plus faible, les taux plus bas et la volatilité plus forte, les portefeuilles exigent aujourd'hui davantage de complexité pour obtenir la même performance qu'auparavant. On doit introduire de nouvelles classes d'actif et accepter une dose de risque plus élevée. Dans le même temps, les investisseurs souhaitent voir progresser leur portefeuille et encaisser des revenus tout en bénéficiant d'une protection contre le risque de baisse.

Boursier.com : Quelles sont vos recommandations actuelles ?

A.H. : Nous sous-pondérons les actions des marchés développés hors Etats-Unis. On note tout d'abord que les actions américaines sont relativement défensives dans les phases baissières du marché. Donald Trump devrait essayer de booster l'économie américaine avec des investissements dans les infrastructures ce qui pourrait doper la productivité. Alors que le secteur de la consommation non-cyclique est bien valorisé, la santé et la technologie offrent des opportunités. Sur un autre plan, on peut s'intéresser aux actions émergentes alors que les valorisations sont basses et que la croissance économique de la plupart de ces pays rebondit.

Boursier.com : Quel est votre avis sur les obligations ?

A.H. : L'intervention des banques centrales perturbe les obligations. Les marchés obligataires de qualité offrent un potentiel de rendement décevant comparés à ses segments plus risqués tels que la dette émergente. Même si le cycle de crédit est bien avancé, des opportunités demeurent au sein de la poche high yield...

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Ana Harris, Directrice des Stratégies Actions chez State Street Global Advisors

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