(Boursier.com) -- Wall Street calme le jeu ce lundi, après le récent rebond du marché dans le sillage des indices européens. Les investisseurs se veulent plus prudents, malgré la multiplication des déclarations d'intention des responsables européens pour défendre la zone euro.
Le DJIA stagne à 13.080 pts et le Nasdaq consolide de 0,3% à 2.950 pts.
ECO ET DEVISES
L'indice d'activité manufacturière de la Fed de Dallas pour le mois de juillet 2012 est ressorti négatif de 13,2 points (indice d'activité générale), très nettement inférieur aux attentes puisque le consensus était positif de 2,5 points. L'indicateur était repassé positif en juin, après sa correction du mois de mai. 30% des industriels sondés ont perçu une détérioration de l'activité en juillet. L'indice est donc retombé au plus bas de 10 mois. L'indicateur des perspectives est toutefois ressorti légèrement positif à 1,6, contre 5,5 en juin. L'indicateur de production a régressé à 12.
Très attendue dans le contexte actuel, la rencontre entre le Secrétaire au Trésor US Timothy Geithner et le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, s'est déroulée sur une île de la Mer du Nord dans une ambiance plus détendue depuis le récent rebond des marchés, les deux responsables réaffirmant "leur confiance dans les efforts engagés par les Etats membres européens pour se réformer et avancer vers une plus grande intégration".
La parité euro/dollar campe sous les 1,23 entre banques ce soir.
Le baril WTI régresse à 89,60$ à New-York.
VALEURS DU JOUR
Roper Industries (+3%), équipementier médical et industriel de Floride, a annoncé l'acquisition programmée de la firme software Sunquest Information, pour 1,42 Md$. Sunquest, basée en Arizona, fournit des logiciels à plusieurs centaines d'hôpitaux. La finalisation de l'opération est attendue d'ici un mois. Roper a par ailleurs publié ce jour, au titre de son second trimestre, des revenus de 725 M$ environ pour un bénéfice par action de 1,15$. Le Groupe table sur un bpa annuel allant de 4,84$ à 5$ sur une base ajustée.
Facebook recule encore ce lundi de 1,5% à 23,36$, alors que le titre avait plongé vendredi de 11,7%, au plus bas de sa jeune carrière boursière, dans la foulée de ses résultats du second trimestre très dégradés. Le groupe a en effet affiché une perte de 157 M$ (0,08$ par action), contre un bénéfice de 240 M$ (0,11$ par action) un an auparavant. Le bpa ajusté est toutefois ressorti positif à 0,12$, stable par rapport à l'an dernier, alors que les revenus ont grimpé à 1,18 Md$, contre 895 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Elément à charge, au moment où les boursiers cherchent à être rassurés dans un contexte économique incertain, Facebook n'a pas dévoilé de prévisions de résultats pour le prochain trimestre, ce qui inquiète particulièrement les investisseurs... En prenant en compte la chute de 8% de jeudi, le titre a du même coup abandonné plus de 20% en trois séances.
Rappelons que la valeur avait été lancée mi-mai à 38$ à Wall Street. La forte demande initiale avait permis dans un premier temps au groupe de Mark Zuckerberg de doper sa fourchette de placement, puis la taille de l'opération sur des niveaux de valorisation tendue à l'extrême. Le retour de bâton n'en a été que plus sévère en deux mois et demi avec une chute de 38% de la valeur boursière du site internet...
Apple (+2%) après avoir annoncé le rachat de la société AuthenTec en fin de semaine dernière, qui développe principalement des solutions d'authentification par empreintes digitales. Le montant de l'opération s'élève à 356 Millions de dollars, soit 8$ par titre en cash. Grâce à cette acquisition, les spécialistes estiment que la firme à la Pomme vient d'effectuer un mouvement stratégique dans le domaine de la sécurité.
Concernant Twitter, en revanche, la piste s'est refroidie après les derniers propos des différents acteurs de ce dossier qui intéresserait Apple...
En attendant, Apple et Samsung, engagés depuis des mois dans une bataille titanesque sur leurs brevets respectifs, se retrouvent à partir de ce lundi dans un tribunal californien, à San José. C'est Apple qui avait lancé les hostilités il y a un an, en portant plainte contre le groupe coréen, l'accusant d'avoir copié son iPhone et son iPad pour développer ses téléphones et ses tablettes. Samsung n'avait pas tardé à contre-attaquer, et depuis des dossier judiciaires ont été ouverts dans une dizaine de pays... Apple devrait réclamer au moins 2,3 milliards de dollars (1,9 milliard d'euros) de dommages et intérêts dans le cadre de ce procès. Mais ce montant pourrait être multiplié par trois par la justice, si elle conclut que Samsung a délibérément violé les brevets déposés par le groupe à la pomme. De son côté, Samsung affirme qu'Apple tente de brider ses concurrents pour conforter ses profits "exorbitants". Un jury de 10 personnes devrait délibérer à l'issue d'au moins quatre semaines d'audiences... L'enjeu est énorme pour Samsung : le groupe coréen pourrait en effet se voir interdire de commercialiser sa gamme de "smartphones" Galaxy et ses tablettes informatiques aux Etats-Unis en cas de verdict défavorable. Les deux géants représentent à eux seuls plus de la moitié des ventes mondiales de smartphones, et c'est désormais Samsung qui détient la place de leader.
Des entreprises comme Microsoft, IBM, Nokia et Research In Motion, le fabricant du Blackberry, ont engagé des procédures dans le but d'empêcher que soit dévoilé lors du procès le contenu de certains de leurs propres accords de licence de propriété intellectuelle. Il devraient donc suivre de très près le déroulement des débats...
Loews (-5%) a annoncé ce lundi un bénéfice net du second trimestre en lourd déclin de pratiquement 80%, le Groupe américain diversifié ayant essuyé de lourdes charges de dépréciations. Le propriétaire de CNA, Diamond Offshore ou HighMount a dégagé un bénéfice trimestriel de seulement 56 M$, 14 cents par titre, contre 250 M$ un an avant. Hors éléments, le bénéfice ajusté a représenté 198 M$, pour des revenus en recul de 4% à 3,4 Mds$.
Chicago Bridge (-15%) a annoncé avoir accepté l'acquisition de Shaw Group pour environ 3,04 Mds$ en actions et numéraire. Chicago Bridge & Iron, basée au Texas, estime que le rachat de la firme Shaw donnera naissance à l'une des compagnies les plus "complètes" dans les équipements dédiés aux marchés de l'énergie. Les actionnaires de Shaw doivent recevoir 41$ de cash et 5$ en titres CB&I pour chacune de leurs actions. La prime ressort à 72% sur les cours de vendredi. La finalisation du rapprochement est espérée au début de l'année prochaine
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