(Boursier.com) -- LA TENDANCE
Le rebond des marchés asiatiques ce matin devrait redonner des couleurs à des places européennes qui ont manqué de vigueur hier, orphelines qu'elles étaient de Wall Street, en week-end prolongé. A Tokyo, Pékin, Sydney ou Séoul, les progressions avoisinent ou dépassent 1% ce matin, alors que des rumeurs de mesures de relance économique des autorités chinoises planent sur la région. Cela a eu pour effet de faire progresser le pétrole, qui grappille quelques cents, ainsi que les matières premières minières.
En Europe, l'actualité reste sombre avec la spéculation sur le coût de sauvetage du secteur bancaire espagnol. Les faits semblent donner raison à ceux qui redoutaient des fortes complications pour les établissements financiers d'un pays étranglé par le chômage et l'effondrement de son marché immobilier. Le scenario de contagion devrait rester au coeur de débats, comme celui concernant l'avenir de l'euro.
On surveillera cet après-midi le retour de week-end prolongé des marchés américains, et quelques statistiques prévues outre-Atlantique.
WALL STREET
Le marché américain était clos hier.
ECO ET DEVISES
En Europe, l'indice des prix à la consommation allemands de mai sera publié à 14h00 (consensus -0,1% m/m ; +2,1% y/y). Aux Etats-Unis, place à 15h00 à l'indice S&P / Case-Shiller (+0,20% m/m), puis à l'indice de confiance des consommateurs de mai (consensus 69,5) à 16h00, avant à 16h30 l'indice manufacturier de la Fed de Dallas (consensus 1,5).
Sur le marché des changes, il faut 1,2532 Dollar pour 1 Euro. Le baril de Brent se négocie 107,14$ et son homologue WTI à 91,25$ (échéance juillet). L'once d'or s'affiche à 1.575$ (+0,12%).
VALEURS A SUIVRE
* Dexia : la banque devrait "atteindre un prix très proche" de son objectif pour la cession de sa filiale turque Denizbank à la russe Sberbank, avec qui l'établissement en difficultés est entré en négociations exclusives. C'est ce que déclare l'administrateur délégué de Dexia, Pierre Mariani, dans les colonnes du quotidien 'Les Echos' ce matin, sans passer sous silence que la transaction va coûter 700 Millions d'Euros aux comptes consolidés de son groupe, à cause de la dépréciation de la livre turque depuis l'acquisition de Denizbank en 2006. Le dirigeant a cependant rappelé que la transaction avait été réalisée sur les ratios de fonds propres les plus bas du secteur à l'époque pour le pays. Hormis cette opération, reste à finaliser la vente de Dexia Asset Management, pour laquelle 6 candidatures ont été retenues sur la vingtaine d'offres non-contraignantes reçues. Aucun acteur européen ne figure dans les prétendants finaux. Quant au projet de création d'une nouvelle structure de financement des collectivités territoriales piloté par la CDC et la Banque Postale, Pierre Mariani explique que tout est mis en oeuvre pour que le dispositif propose ses premiers crédits court terme dès juin et long terme à l'automne. Enfin, Pierre Mariani a confirmé que les conditions d'attribution de la retraite chapeau de l'ancien dirigeant Pierre Richard par le conseil d'administration pourraient faire l'objet d'une procédure, à la demande du gouvernement français.
* Dassault Aviation : un nouveau contretemps pour le Rafale ? Les discussions seraient au point mort entre Paris et les Emirats arabes unis concernant la vente de 60 avions de combat à Abu Dhabi. Selon le site internet 'LaTribune.fr', Abu Dhabi ne serait "plus aussi pressé pour s'offrir de nouveaux avions de combat", ses forces armées n'ayant pas un besoin immédiat de nouveaux avions, selon des sources proches du dossier. Ce peu d'empressement aurait aussi des causes politiques, à savoir le changement de présidence en France, qui aurait mis les interlocuteurs émiratis en mode attentiste. Rappelons que l'ex-président Nicolas Sarkozy avait personnellement mis tout son poids dans la balance pour finaliser ce contrat, mais malgré ses efforts, il n'était pas parvenu à convaincre les Emirats de le signer avant l'élection présidentielle...Les autorités d'Abu Dhabi attendraient désormais de connaître les positions de leurs nouveaux interlocuteurs français, le président François Hollande, son Premier ministre Jean-Marc Ayrault et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avant de prendre leur décision finale.
* Rexel : comme prévu, le groupe a publié les grandes lignes de ce qui sera annoncé aujourd'hui lors d'une conférence investisseurs consacrée aux ambitions de moyen terme de l'entreprise, c'est-à-dire à l'horizon 2015. Le plan "Energy in Motion" va s'appuyer sur la croissance interne et externe, l'optimisation des retours sur investissements, les synergies intragroupe et la hausse de la productivité. Plus concrètement, Rexel entend afficher sur 2011/2015 une croissance moyenne annuelle de deux points supérieure à la croissance moyenne pondérée des produits nationaux bruts des régions où le groupe est présent (hors "effet cuivre"). La société va insister sur les produits liés à l'efficacité énergétique, les grands clients et les grands projets et les segments ciblés comme le pétrole, le gaz et les mines, pour accélérer sa croissance organique. Ces trois axes devraient afficher au moins 10% de croissance sur la période, générer au total 1 MdE de revenus sur la période 2011/2015 et représenter 20% des revenus du groupe à l'échéance du plan. La croissance externe devrait apporter 3 à 5% de croissance du chiffre d'affaires annuel en moyenne entre 2011 et 2015. L'accent sera mis sur les gains de parts de marché et les synergies sur les marchés matures, l'accroissement de la présence dans les économies dynamiques et l'amélioration de l'offre de services à valeur ajoutée. Côté résultats, la marge d'EBITA ajustée du groupe devrait être supérieure à 6,5% en 2015, et le flux de trésorerie disponible après intérêts et impôts dépassera 500 ME. Rexel maintient également sa politique de dividende consistant à distribuer à ses actionnaires au moins 40% du résultat net récurrent du Groupe. Plus près de nous, les objectifs 2012 sont réitérés : le spécialiste de la distribution électrique table sur une croissance organique (hors "effet cuivre") supérieure à la croissance moyenne pondérée des PNB des pays dans lesquels le groupe opère, tandis que la marge d'EBITA ajusté devrait s'élever au moins au niveau des 5,7% atteints en 2011. Enfin, le flux de trésorerie disponible avant intérêts et impôts devrait atteindre environ 600 ME.
* Ciments Français : la dette est désormais classée en catégorie "spéculative" par Standard & Poor's, qui l'a abaissée d'un cran, de "BBB-" (le rang le plus bas de la catégorie d'investissement) à "BB+" (le plus élevé de la catégorie spéculative). La note court terme, qui découle de la note long terme, passe de "A-3" à "B". La perspective est "stable". Cette décision procède principalement des métriques consolidés de la maison-mère Italcementi, qui ne sont pas au niveau de la catégorie d'investissement, explique l'agence, et qui, même s'ils s'améliorent cette année, ne devraient pas permettre de renouer avec les standards adéquats. "Même si les métriques crédit de Ciments Français sont toujours meilleurs que ceux d'Italcementi, les notes de la filiale sont plafonnées par celles de sa maison-mère", note S&P.
* BigBen Interactive et Metrologic ont publié leurs comptes. Turenne Capital a participé à la levée de fonds de Babyzen. ExonHit lève 0,45 ME dans le cadre de la loi TEPA. Lexibook lance une tablette "senior".
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