(Boursier.com) -- LA TENDANCE
Les marchés actions européens vont baisser à l'ouverture, pour un ajustement mécanique avec Wall Street, qui a reculé vendredi en fin de parcours alors que le vieux continent avait gagné du terrain. Les investisseurs attendent le plan espagnol destiné à restaurer les capacités financières du pays. Ils s'apprêtent également à prendre connaissance, en fin de semaine, des résultats d'un nouveau test de résistance du secteur bancaire. En attendant, le sommet franco-allemand du week-end a surtout abouti à confirmer les divergences des deux plus grosses économies de la zone euro, tandis que l'on commente toujours ça et là beaucoup la situation économique chinoise. Un conseiller économique de la banque centrale du pays a estimé ce week-end que le ralentissement pourrait durer jusqu'en 2013, faute de financements disponibles pour les projets d'infrastructures annoncés récemment.
L'actualité des sociétés sera sans doute dominée par l'annonce du rachat des activités sismiques de Fugro par CGGVeritas ce matin.
WALL STREET
Wall Street a terminé une nouvelle fois sans direction claire dans une actualité calme vendredi. Apple a touché un nouveau sommet en séance. Oracle a de son coté délivré des trimestriels sans grand relief, mais le titre a bien résisté. KB Home et Darden Restaurants ont également publié leurs derniers résultats financiers. En Europe, l'attention est concentrée, comme souvent ces derniers mois, sur le dossier espagnol, en pleine période de réformes. Le DJIA recule finalement de 0,12% à 13.580 pts, alors que le Nasdaq gagne 0,13% à 3.180 pts. Le S&P500 cède de son coté 0,01% à 1.460 pts.
ECO ET DEVISES
En Europe, place à 10h00 à l'IFO allemand de septembre (consensus 102,5). Aux Etats-Unis, l'indice manufacturier de la Fed de Dallas pour septembre sera dévoilé à 16h30 (consensus -1,4).
Sur le marché des changes, il faut 1,2653 Dollar pour 1 Euro. Le baril de Brent se négocie 110,66$ et son homologue WTI à 92,16$ (échéance novembre). L'once d'or s'affiche à 1.761$ (-0,65%).
VALEURS A SUIVRE
* CGGVeritas : le groupe a signé avec Fugro l'acquisition de la division Géoscience du néerlandais, à l'exception de sa bibliothèque multi-clients et de l'activité Nodes, pour 1,2 milliard d'euros bruts. "Avec cette opération stratégique, CGGVeritas devient un groupe totalement intégré dans le domaine des Géosciences, se positionnant en leader du segment haut de gamme des marchés croissants de la Géologie, de la Géophysique et des Réservoirs. Cette transaction va également permettre de renforcer et diversifier ses activités existantes d'équipements et d'acquisition de données, grâce notamment à l'acquisition de quatre navires haute capacité 3D", explique le management de l'entreprise. L'accord va au-delà de la simple acquisition puisque plusieurs partenariats stratégiques ont été scellés, avec en premier lieu la mise en place d'une co-entreprise "Seabed", un leader mondial dédié au marché en forte croissance de l'acquisition de données sismiques en fond de mer, détenue à 60% par Fugro après paiement de 225 millions d'euros à CGGVeritas. En second lieu, les partenaires ont signé un accord de coopération commerciale aux termes duquel CGGVeritas commercialisera la bibliothèque multi-clients existante de Fugro, qui en demeure propriétaire. Enfin, un partenariat technologique et commercial complète le tout, aux termes duquel CGGVeritas et Fugro se reconnaissent mutuellement le statut de fournisseur de référence. La réalisation définitive de la transaction est soumise à l'approbation des autorités de la concurrence, à la consultation des instances représentatives du personnel ainsi qu'à des conditions suspensives usuelles. La réalisation effective de la transaction est visée pour avant la fin de l'année. De nombreux collaborateurs hautement qualifiés à travers le monde sont concernés par cet accord. Environ 2.500 employés de la division Géoscience de Fugro rejoindront CGGVeritas et environ 230 employés de CGGVeritas rejoindront la co-entreprise Seabed.
* AXA : l'assureur aurait fait appel à la banque italienne Unicredit comme conseil en vue de jauger une offre sur les actifs qu'Unipol devra céder dans le cadre de sa fusion avec Fondiaria SAI, selon les informations obtenues par le quotidien 'Il Sole 24 Ore'. Le périmètre concerner pourrait représenter 600 à 700 millions d'euros, principalement dans l'assurance automobile. En juillet, le quotidien des affaires transalpin avait déjà évoqué les noms d'AXA et Allianz comme prétendants à ces actifs, en citant notamment Milano Assicurazioni et sa filiale Sasa, ainsi que Liguria Assicurazioni. Unipol a acquis mi-juillet Premafin, le holding de "FonSAI", en vue de préparer la fusion entre les deux assureurs, pour créer une entité qui deviendrait le dauphin de Generali dans le pays. Fondiaria, en difficultés financières, n'a eu d'autre choix que de s'adosser pour éviter la faillite.
* Crédit Agricole : l'établissement devrait injecter 600 à 700 millions d'euros additionnels dans sa filiale grecque Emporiki pour la céder, selon des sources publiques et privées au fait des négociations citées par le 'Wall Street Journal'. Le quotidien américain rappelle que l'investissement, opéré en 2006, a déjà coûté des milliards d'euros à la banque verte, qui a décidé de prendre des mesures radicales concernant la Grèce. National Bank of Greece, Alpha Bank et Eurobank ont indiqué plus tôt dans le mois qu'elles avaient soumis une offre, vraisemblablement à l'euro symbolique. Le 'WSJ' estime que le vainqueur va être sélectionné dès cette semaine et qu'une rallonge en capitaux devrait être décidée. Le journal a en effet obtenu les confessions d'une source proche de la banque centrale grecque selon lesquelles l'injection de 2,3 milliards d'euros opérée en juillet par Crédit Agricole n'était pas suffisante. En outre, la banque française pourrait être forcée de maintenir les lignes de crédit existantes avec sa filiale, qui ont permis de la maintenir à flot ces derniers trimestres. Quoi qu'il en soit, toute annonce mettant fin à l'incertitude sur les conséquences de la débâcle grecque serait appréciée des marchés. Malgré une hausse de plus de 80% en trois mois, l'action Crédit Agricole, à 5,85 euros, a perdu plus de la moitié de sa valeur par rapport aux cours du début 2011 et affiche un passif de près de 80% sur 5 ans.
* GDF SUEZ : le groupe s'est financé en francs suisses, en plaçant un emprunt obligataire de 450 millions de francs (environ 370 millions d'euros) en deux tranches, l'une de 275 millions de francs à 8 ans portant un coupon de 1,125% et l'autre de 175 millions de francs à 12 ans portant un coupon de 1,625%. "En se finançant directement sur le marché en francs suisses, et après conversion en euros, le groupe a obtenu des conditions nettement plus avantageuses que s'il avait emprunté directement sur les marchés en euros", explique-t-il. "Cet emprunt, converti en euros à taux variable à un coût moyen de 1,16%, traduit la stratégie poursuivie par le groupe en matière d'optimisation de ses charges financières", se félicite l'énergéticien.
* Dassault Aviation : le groupe n'aurait pas perdu tout espoir de placer son "Rafale" en Suisse. La polémique bat toujours son plein dans la Confédération au sujet de la présélection du 'Gripen' de Saab, et l'industriel français en aurait profité pour envoyer un courrier au Conseil fédéral et aux commissions parlementaires concernées, pour proposer une nouvelle offre. La réception de cette lettre, révélée par la presse dominicale du pays, a été confirmée par les autorités qui n'ont pas souhaité s'exprimer sur son contenu. Les rumeurs laissent malgré tout entendre que Dassault proposerait 22 appareils pour 3,1 milliards d'euros, soit une offre identique en termes d'appareils et de prix à celle du suédois. Les autorités suisses avaient été critiquées pour avoir choisi l'offre la plus basse mais aussi la moins évoluée technologiquement, tandis que la polémique enfle également en Suède car le programme 'Gripen' ne devrait être rentable qu'à partir de 400 appareils, alors que moins de 100 unités ont pour l'heure été commandées. Dernièrement, il est devenu usuel dans le secteur que les candidats battus lors d'un appel d'offres reviennent à la charge. C'est le cas en Inde ou au Brésil par exemple, où Dassault est également sur les rangs pour d'importants contrats.
* Xilam, ITS Group, AST Groupe, Median, Baccarat et Environnement SA ont publié leurs comptes. Accor conclut un nouveau partenariat avec l'Ecole Hôtelière de Lausanne. bioMérieux absorbe Argène. Ipsen collabore avec l'Université de Manchester. Canal + chercherait à ravir la F1 à TF1.
A.B. - ©2012, 2013 www.boursier.com




