(Boursier.com) -- LA TENDANCE
Les marchés européens vont démarrer la semaine dans le rouge, après avoir fortement progressé vendredi. Bémol, Wall Street n'a pas terminé la séance comme prévu la semaine dernière, cédant même du terrain au niveau du Nasdaq et du S&P500. Un ajustement est donc prévu ce matin. Ajustement il y a aussi en Asie, où les places reculent par prudence avant une réunion des ministres européens des finances ce matin, préparatoire au sommet des 18 et 19 octobre prochain. De surcroît, la banque mondiale a revu en baisse ses prévisions de croissance pour la région Asie Pacifique, notamment pour la Chine.
La semaine sera marquée par les premières publications trimestrielles de grandes entreprises. Aux Etats-Unis, le groupe Alcoa ouvrira les débats demain. En France, Carrefour est attendu jeudi.
WALL STREET
Wall Street a fini sa course en ordre dispersé vendredi soir, malgré le dernier rapport mensuel de l'emploi américain plus solide que prévu. Les créations de postes sont ressorties conformes aux attentes, mais le taux de chômage a chuté à 7,8%, contre 8,1% de consensus. L'actualité entreprises est restée assez limitée, avec les résultats de Constellation Brands et un avertissement de Zynga. Le DJIA a gagné 0,26% à 13.610 pts, le Nasdaq a perdu 0,42% à 3.136 pts (tiré notamment vers le bas par Apple qui a cédé plus de 2%), et le S&P500 a reculé de 0,03% à 1.461 pts.
ECO ET DEVISES
La balance commerciale allemande d'août sera présentée à 8h00 (consensus +15,6 milliards d'euros), avant à 8h30 l'indice du sentiment des affaires de la Banque de France de septembre (consensus 91) et à midi les chiffres de la production industrielle allemande d'août (consensus -0,5% m/m)
Sur le marché des changes, il faut 1,2989 dollar pour 1 euro. Le baril de Brent se négocie 111,56$ et son homologue WTI à 89,45$ (échéance novembre). L'once d'or s'affiche à 1.771$ (-0,5%).
VALEURS A SUIVRE
* PPR : les salariés de la Fnac devraient en savoir un peu plus cette semaine sur l'avenir de l'enseigne. La maison-mère PPR s'apprête en effet à dévoiler l'avenir de sa filiale, qui s'écrira selon toute vraisemblance en dehors du groupe. Introduction en bourse et scission seraient en première ligne, selon la presse du week-end, deux pistes qui ne sont pas très différentes puisque si scission il devait y avoir, elle pourrait être réalisée sur le modèle de celles d'Accor avec Edenred ou de Carrefour avec Dia, c'est-à-dire via leur entrée en bourse avec distribution aux actionnaires des maisons-mères d'actions de la filiale. PPR cherche depuis longtemps à se recentrer sur ses métiers du luxe et de la mode, dont la valorisation est plus élevée que les produits culturels et la vente à distance, en perte de vitesse. Jusque-là, le groupe n'a jamais trouvé la "fenêtre de tir" adéquate, mais François-Henri Pinault semblait décidé à aller de l'avant. Il a même fait savoir en fin de semaine dernière qu'une annoncé aura lieu avant le 25 octobre prochain, date de la publication des prochains trimestriels de son groupe, concernant le pôle de vente à distance Redcats, qui comprend plusieurs actifs de par le monde, dont "La Redoute" en France. Un conseil d'administration devrait se tenir mardi pour finaliser les décisions. Mi-juillet, des rumeurs avaient évoqué la nécessité pour PPR de vendre Redcats par morceaux, après avoir échoué à trouver preneur pour les actifs dans leur intégralité. Les remous sur le marché de la dette auraient pesé sur les montages prévus par les prétendants. Le groupe aurait pris l'option de scinder les actifs selon leur positionnement géographique, avec les Etats-Unis, l'Europe et la Scandinavie. Cyrillus et Vert Baudet pourraient être vendues séparément. Le portefeuille Redcats comprend 17 marques internationales spécialisées dans la distribution internet, dont La Redoute, Vert Baudet, The Sportsman's Guide, Ellos, KingSize ou OneStopPlus.
* Vivendi : l'éventualité d'une cession de Maroc Telecom revient sur le devant de la scène, écrit ce matin le 'Financial Times', alors qu'une vente d'Activision ou de GVT avait dernièrement les faveurs des pronostics... Selon des sources bien informées, le groupe aurait mandaté Lazard et Crédit Agricole pour examiner les possibilités de cession de ses 53% dans l'opérateur marocain, qui pourrait rapporter quelque 4 milliards d'euros. Les noms d'Etilasat et de Qtel ont circulé comme prétendants éventuels, alors que le dossier est sensible politiquement compte-tenu de la position du Maroc sur l'échiquier géopolitique au Maghreb. La réflexion sur Maroc Telecom n'implique pas un abandon des autres pistes, puisque le 'FT' rappelle que Deutsche Bank et Rothschild planchent toujours sur la cession éventuelle de la filiale brésilienne GVT. Des sources industrielles ont même laissé entendre qu'une offre "très préliminaire" aurait été soumise pour SFR, un actif que Vivendi ne semblait pas vouloir céder, même si les dirigeants ont martelé qu'aucune opération n'était taboue pour eux. Cependant, la vente de la filiale française de télécommunications pourrait être rendue délicate par la chute de sa valorisation depuis l'arrivée de Free Mobile sur le marché, alors que Vivendi avait payé au prix fort sa montée à 100% du capital en rachetant l'année dernière la part détenue par Vodafone. Les rumeurs continuent donc à entourer le dossier Vivendi depuis la confirmation de ses velléités de recentrage et de désendettement. Les analystes n'avaient pas fait leur premier choix des ventes des actifs de télécommunications matures (SFR et Maroc Telecom), mais il semble à l'heure actuelle qu'aucune piste n'est négligée.
* Areva : le groupe nucléaire entend faire appel de la décision du groupe d'électricité tchèque CEZ de l'exclure de l'appel d'offres pour la construction de deux réacteurs nucléaires sur le site de Temelin. Le groupe de Luc Oursel est "résolument déterminé à comprendre les motivations de cette annonce. Le groupe croit fermement avoir satisfait tous les critères de l'offre". Le groupe français est en effet convaincu que l'offre remise à CEZ est la plus compétitive. Il confirme que son "engagement dans le projet d'extension de la centrale nucléaire de Temelin reste entier".
* Air France KLM : l'entreprise française, Etihad et Air Berlin mettent fin aux rumeurs ce matin en confirmant la signature d'un accord de partages de codes qui va accroître les liaisons des trois transporteurs.
* Suez Environnement : la société a remporté le contrat d'exploitation et de maintenance des services d'eau et d'assainissement de la ville d'Adelaïde (Australie) pour un montant total cumulé de 840 Millions d'Euros. Ce partenariat public-privé associera la société publique de services d'eau de l'Etat (SA Water) et une société commune entre Suez Environnement et sa filiale Degrémont (50%), et Transfield Services (50%). Le contrat représente un chiffre d'affaires de 420 ME pour Suez Environnement.
* METabolic Explorer : mauvaise nouvelle pour les salariés. La société a informé vendredi son comité d'entreprise d'un projet de réorganisation, "pour faire face à la nouvelle donne économique et à des conditions de marchés qui ont évolué depuis le début de l'année". Le projet "répond à un calendrier nouveau et prend en compte des impératifs de compétitivité accrus". Une nouvelle réunion est prévue le 15 octobre prochain. L'effectif de la société pourrait être ramené à environ 75 personnes. Au 30 juin dernier, l'entreprise comptait 117 personnes, après 121 au 31 décembre précédent. Le projet porterait donc sur quelque 45 personnes, soit 36% des effectifs. Ce week-end, METEX avait annoncé avoir scellé un nouvel accord avec le malaisien Bio-XCell, dans le cadre de son projet de construction d'une usine en Malaisie. Très prometteur, l'investissement avait pris du retard après des soucis d'ordre technique par le co-promoteur local. Un nouveau cadre contractuel a été négocié : le partenariat se poursuit avec une échéance de 7 mois, au maximum, pour la mise en place des mesures techniques et contractuelles nécessaires à la poursuite du projet. En attendant, Bio-XCell a restitué à METabolic EXplorer sa garantie bancaire d'un montant de 5,5 millions d'euros. La société française, en contrepartie de cette restitution, s'engage à donner, à l'issue de cette période de 7 mois, une nouvelle garantie qui ne mobiliserait pas sa trésorerie disponible.
* Touax va émettre un emprunt obligataire de 7 millions d'euros. Intrasense va équiper trois nouveaux centres avec Myrian.
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