(Boursier.com) -- Wall Street progresse en pré-séance ce vendredi, après des comptes supérieurs aux attentes des banques américaines Wells Fargo et surtout JP Morgan. JPM a tout de même essuyé une perte de trading plus importante que prévu, mais compense cette bévue par de solides performances des autres activités. Après la longue série baissière des dernières séances, la cote américaine pourrait donc profiter de quelques achats jugés à bon compte. Les opérateurs ont aussi été attentifs aux derniers indicateurs économiques confirmant le ralentissement chinois. Aux Etats-Unis, après l'indice des prix producteurs, en hausse inattendue, l'indice de confiance du Michigan sera sous surveillance d'ici une petite heure.
Selon le gouvernement américain ce vendredi, l'indice des prix à la production aux USA pour le mois de juin 2012 a progressé de 0,1% en comparaison du mois antérieur, contre -0,4% de consensus. Hors alimentaire et énergie cette fois, le "PPI" a grimpé de 0,2% en juin, en ligne avec le consensus de marché et la hausse du mois de mai.
L'indice du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan et Reuters pour le mois de juillet sera dévoilé à 15h55 (consensus 73,5, après 73,2). Dennis Lockhart, le président de la Fed d'Atlanta, s'exprimera devant le Conseil économique du Mississippi.
VALEURS DU JOUR
Lexmark, qui décrochait déjà de 7,5% en clôture hier à Wall Street avec les ventes d'"initiés", abandonnait encore 9,5% hors marché. Le fabricant américain d'imprimantes a délivré en effet hier soir un avertissement sur ses comptes du second trimestre fiscal clos en juin. Le Groupe de Lexington anticipe maintenant des revenus du second trimestre en recul de 12% en comparaison de l'an dernier, alors que la direction prévoyait jusqu'alors une baisse de 7 à 9%. Le bénéfice par action trimestriel est attendu entre 87 et 89 cents, contre 95 cents à 1,05$ par titre auparavant. Le consensus était de 8% de baisse des ventes, pour 99 cents de bénéfice par action.
Les comptes définitifs seront dévoilés le 24 juillet, en même temps que les perspectives pour le reste de l'année.
JP Morgan Chase, la banque new-yorkaise victime d'une perte massive de trading durant son second trimestre, est parvenue tout de même à dégager sur la période un bénéfice net totalisant 5 Mds$ et 1,21$ par action, pour 22,9 Mds$ de revenus. Le Groupe évoque une solide performance trimestrielle, une amélioration confirmée dans le crédit au consommateur, ainsi que de plus faibles volumes sur les marchés de capitaux. Le bénéfice net du 1er semestre ressort à 9,9 Mds$ soit 2,41$ par titre, pour 49,6 Mds$ de revenus.
Selon la banque, les comptes semestriels n'ont "pas été impactés" par les rectifications comptables du T1... Le bilan et les ratios de capitaux n'auraient pas été non plus affectés. Le ratio Tier 1 ordinaire sous Bâle I est ressorti à 10,3% et le ratio Bâle III estimé serait de 7,9%.
Les réserves pour pertes de crédit sont qualifiées de solides à 24 Mds$, tandis que les réserves globales de liquidités sont évaluées à 414 Mds$.
Sur le seul second trimestre, le bénéfice net, de 5 Mds$ et 1,21$ par titre, se compare à un niveau de 5,4 Mds$ soit 1,27$ par action pour le T2 2011. La perte de trading attribuée à la "baleine de Londres" et à ses supérieurs, initialement estimée à 2 Mds$, aurait finalement totalisé 4,4 Mds$ après les derniers petits calculs internes de la banque. Jamie Dimon, le patron de la banque, affirme que cette dernière a significativement réduit le risque des positions. Le consensus de place était de 72 cents de bénéfice par action au second trimestre, pour 21,9 Mds$ de revenus. La perte massive sur les dérivés a plombé le bénéfice par action trimestriel de 69 cents selon JP Morgan.
JP Morgan Chase précise ce jour, en marge de ses publications trimestrielles largement bénéficiaires, que les managers responsables de sa perte massive de trading ont été évincés sans indemnités. La banque américaine dit par ailleurs retirer deux années de salaire à ces responsables. La dernière évaluation de cette perte totale est de 4,4 Mds$. Jamie Dimon, le patron de la firme, assure ce jour qu'il s'agit d'un cas isolé.
Wells Fargo, la banque californienne de San Francisco, a annoncé ce vendredi ses comptes du second trimestre fiscal 2012. Aidé par les résultats réalisés en banque mortgage, Wells a engrangé un bénéfice trimestriel net de 4,6 Mds$, 82 cents par titre, contre 3,9 Mds$ et 70 cents par action un an plus tôt. Les revenus ont été pratiquement stables quant à eux en séquentiel, par rapport au trimestre antérieur, à 21,3 Mds$. Le consensus était de 81 cents de bpa et 21,3 Mds$ de recettes.
Ford Motor, le constructeur automobile du Michigan, a vu ses ventes européennes corriger de 16% en juin et de 10% sur l'ensemble du 1er semestre 2012, avec le ralentissement économique de la région. Globalement, le Groupe américain estime que les ventes semestrielles des constructeurs en Europe ont touché leur point le plus bas depuis 1994. Ford précise avoir choisi de ne pas suivre ses rivaux européens sur la voie des "lourdes promotions".
Ford revendique le second rang européen en termes de ventes et le premier en Grande-Bretagne. Le Groupe publiera ses trimestriels le 25 juillet, mais a déjà prévenu d'une baisse des bénéfices du fait des pertes en Europe.
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