(Boursier.com) -- LA TENDANCE
Début de séance attentiste pour les valeurs françaises. Après quatre séances consécutives dans le vert, l'indice CAC40 hésite dans les premières minutes de cotation sur les 3.535 points. Les dernières heures ont été marquées par Google, qui a innové en menaçant un gouvernement... Le Français en l'occurrence ! De ne plus référencer les médias du pays. Et a redoublé d'inspiration en publiant ses (mauvais) comptes en pleine séance américaine, ce qui lui a valu une chute et une suspension... Microsoft a aussi déçu... En Europe, le sommet des dirigeants touche à sa fin aujourd'hui. La cacophonie a une fois de plus régné, même si, pour sauver les apparences, la France et l'Allemagne ont réussi à se mettre d'accord avec une mise en place du superviseur bancaire entre le 1er janvier 2013 et le 1er janvier 2014.
WALL STREET
Wall Street a fini dans le rouge jeudi soir, après des chiffres décevants de l'emploi et des publications trimestrielles contrastées, parmi lesquelles on retrouve notamment celles d'eBay, Morgan Stanley, American Express, Verizon ou encore Philip Morris. Les résultats de Google ont quant à eux été dévoilés plus tôt que prévu, ce qui a fait chuter le titre à Wall Street. Le DJIA a perdu 0,06% à 13.548 pts, le Nasdaq a abandonné 1,01% à 3.073 pts, et le S&P500 a reculé de 0,24% à 1.457 pts.
ECO ET DEVISES
Un seul indicateur aujourd'hui avec les chiffre de l'immobilier ancien aux Etats-Unis en septembre (consensus 4,74 millions / -1,7%).
Sur le marché des changes, il faut 1,3070 dollar pour 1 euro. Le baril de Brent se négocie 112,37$ et son homologue WTI à 92,43$ (échéance décembre). L'once d'or s'affiche à 1.736$ (-0,27%).
VALEURS EN HAUSSE
* ArcelorMittal (+1,70% à 12,72 Euros) : le groupe étudie l'ouverture du capital de sa filiale minière canadienne, titre le 'Financial Times', qui a appris d'une bonne source que l'aciériste avait engagé des conseils pour trouver preneur d'une fraction du capital de l'ancienne Compagnie Minière Québec Cartier, désormais connue sous le nom d'ArcelorMittal Mines Canada. Cette filiale, spécialisée dans le minerai de fer et qui emploie quelque 2.000 personnes, avait rejoint le groupe dans le cadre du rachat de Dofasco en 2007. L'informateur du 'FT' lui a précisé que l'actif pourrait valoir entre 8 et 10 milliards de dollars (entre 6,1 et 7,6 milliard d'euros), et que les projets d'ArcelorMittal portent sur la vente d'environ 30% des parts, soit une fraction de 2,4 à 3 milliards de dollars. Des entreprises chinoises et des négociants en matières premières seraient d'ores et déjà sur les rangs. Cette décision a été prise car les temps sont plutôt durs pour la métallurgie, avec une crise et des prix bas qui se prolongent bien au-delà de ce que redoutait le secteur. Il est d'ailleurs confronté à d'importantes surcapacités, dont l'impact est aggravé par les cahots de l'économie chinoise. Le poids de la dette d'ArcelorMittal est revenu sur le devant de la scène récemment, à tel point que le groupe a dû s'engager à alléger son bilan par des cessions d'actifs.
* Carrefour (+5,60% à 18,31 Euros) : exit la Colombie. Le distributeur français, engagé dans une politique de recentrage sur ses actifs les plus rentables, a signé cette nuit avec le groupe chilien Cencosud le contrat de cession de ses activités en Colombie pour une valeur d'entreprise de 2 milliards d'euros. L'enseigne était entrée sur ce marché en 1998, et disposait dernièrement de 75 hypermarchés, 16 magasins de proximité et 4 magasins de cash and carry (grossiste pour professionnels et collectivités), pour un chiffre d'affaires net hors essence de 1,5 milliard d'euros (sur une période de 12 mois close au 30 juin dernier. L'opération devrait être effective d'ici à la fin 2012.
* Valeo (+3,50% à 36,13 Euros) : l'équipementier a réalisé au troisième trimestre 2012 un chiffre d'affaires de 2,84 milliards d'euros, en hausse de 7% (+2% à périmètre et taux de change constants. Il affiche au troisième trimestre une croissance de son chiffre d'affaires en première monte (+1% à périmètre et taux de change constants) inférieure de 3 points à celle de la production automobile mondiale (+4%). La performance de Valeo est impactée par la crise économique en Europe et la reprise des constructeurs japonais. Au cours des 9 premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires de 8,441 milliards d'euros est en hausse de 11% et de 3% à périmètre et taux de change constants. Compte tenu des perspectives de production automobile connues à ce jour, Valeo confirme son objectif d'un montant de marge opérationnelle sur l'année 2012 (en millions d'euros) du même ordre de grandeur que celui réalisé sur l'année 2011. Au niveau du marché automobile, Valeo table sur une production mondiale 2012 en hausse de 5 à 6% mais avec une baisse de 6% à 7% en Europe.
VALEURS EN BAISSE
* Sanofi (-0,50% à 69,31 Euros) : le comité consultatif de l'agence américaine du médicament a estimé que Genzyme a fourni des données d'efficacité et de tolérance suffisantes pour soutenir la commercialisation de Kynamro (mipomersen sodique) dans le traitement de patients atteints d'hypercholestérolémie familiale homozygote. L'avis du Comité sera pris en compte par la FDA dans son évaluation de la demande d'enregistrement de Kynamro. La FDA n'est pas tenue de suivre les recommandations du Comité, mais elle les prend néanmoins en considération lors de l'examen des dossiers des médicaments expérimentaux. Genzyme a présenté une demande d'enregistrement le 29 mars 2012 et la FDA a fixé au 29 janvier 2013 la date cible à laquelle elle entend achever son examen.
* Pierre et Vacances (-1,45% à 14,26 Euros) : le groupe a réalisé 450 millions d'euros de chiffre d'affaires au dernier trimestre de son exercice 2011/2012, en baisse de 10,7% à données comparables. Sur l'ensemble de l'exercice, les revenus reculent de 5,1% à 1,419 milliard d'euros. "Ces résultats commerciaux ne suffiront cependant pas à couvrir l'augmentation des charges opérationnelles du groupe liée notamment à l'inflation", explique l'entreprise, qui va "accélérer" et "intensifier" par de nouvelles mesures le plan de transformation initié fin 2010, afin d'obtenir des économies significatives dès l'exercice 2012/2013. Ces mesures, qui seront détaillées lors de la présentation des résultats annuels le 6 décembre prochain, comportent notamment un projet de rationalisation des organisations et de réduction des coûts. Le redimensionnement des effectifs et l'optimisation de leurs activités concerneront 195 personnes en France et en Europe, soit 2,6% des effectifs globaux.
B.A. - ©2012, 2013 www.boursier.com




